05/11/2026

Le ministre de la Santé et de la Protection sociale présente le projet de budget 2027 : accélérer la réforme et garantir son effectivité pour renforcer la confiance des citoyens dans le système de santé :

Pr Youns Bjijou, ministre de la Santé et de la Protection sociale, a présenté, jeudi 5 novembre 2026, devant la Commission des secteurs sociaux de la Chambre des représentants, le projet de budget sectoriel du ministère au titre de l'année 2027. À cette occasion, il a exposé les priorités de la prochaine étape de la réforme du système national de santé, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste.

Le ministre a souligné que le Chantier Royal de généralisation de la protection sociale, notamment de l'Assurance maladie obligatoire de base, est étroitement lié au renforcement de l'offre de soins, afin de garantir un accès effectif aux traitements et d'alléger la charge financière des ménages, consolidant ainsi les acquis de l'État social.

Il a affirmé que rétablir la confiance des citoyens dans le système de santé, particulièrement dans l'hôpital public, constitue un enjeu majeur de la prochaine étape. Cette ambition passe par l'amélioration de la qualité de la prise en charge, de l'accueil et de l'orientation, la réduction des délais d'attente et la continuité des soins dans le cadre d'un parcours clair et coordonné. Elle s'appuie également sur le renforcement des établissements de soins de santé primaires et sur un système national d'information sanitaire intégré.

Pour accompagner ces orientations, le projet de budget du ministère prévoit une enveloppe globale de 45,36 milliards de dirhams, en hausse de près de 3 milliards de dirhams par rapport à 2026, ainsi que la création de 8 000 postes budgétaires, dont 2 600 destinés aux groupements sanitaires territoriaux nouvellement créés.

Le ministre a également annoncé le renforcement du budget proposé par des crédits supplémentaires, dont le montant sera communiqué dès l'achèvement des vérifications techniques en cours. Cette mesure traduit l'engagement du gouvernement à soutenir la réforme du système de santé et à mobiliser les ressources nécessaires pour accélérer les chantiers ayant un impact direct sur les citoyens.

Le ministre a insisté sur le fait que le capital humain constitue la richesse fondamentale du système de santé et le pilier de la réussite de sa réforme. Il a réaffirmé la priorité accordée à la valorisation des compétences des professionnels de santé, à l'amélioration de leurs conditions d'exercice et de leur motivation, au développement de leurs parcours professionnels et à une répartition plus équilibrée des effectifs selon les besoins des régions et des établissements.

Les crédits de paiement consacrés à l'investissement s'élèvent à 14,49 milliards de dirhams, dont 6,14 milliards de dirhams pour la construction, la rénovation et l'équipement des établissements hospitaliers, soit une progression de près de 61 % par rapport à 2026. Les subventions d'investissement destinées aux groupements sanitaires territoriaux seront portées à un milliard de dirhams, afin de mieux répondre aux besoins régionaux et de réduire les disparités territoriales.

Dans ce cadre, un nouveau centre hospitalier universitaire doté d'une importante capacité d'accueil sera créé à Casablanca, afin de répondre aux besoins de la population de la région et à la pression démographique qu'elle connaît. Les centres hospitaliers provinciaux de Settat et de Kénitra seront également érigés en centres hospitaliers universitaires, pour rapprocher les soins de troisième niveau des habitants des deux provinces et offrir des espaces de formation clinique et de stages hospitaliers aux étudiants des deux facultés de médecine nouvellement créées.

La priorité sera donnée à l'achèvement des projets et à l'accélération de la mise en service des établissements, en veillant à la disponibilité des équipes, des équipements, des médicaments et des moyens de maintenance nécessaires à la continuité de leur fonctionnement. Le ministre a souligné que l'efficacité de l'investissement exige une utilisation optimale des ressources et un suivi fondé sur des indicateurs permettant de mesurer les améliorations apportées aux services rendus aux patients.

En matière de souveraineté sanitaire et de sécurité pharmaceutique, il a rappelé l'importance d'assurer la continuité de l'approvisionnement du marché national, d'anticiper les risques de pénurie et de rupture, de soutenir la production nationale de médicaments, de vaccins et de produits stratégiques, et de renforcer les capacités de la filière du sang et de ses dérivés. L'objectif est de consolider la capacité du Royaume à répondre à ses besoins essentiels et de réduire sa dépendance aux sources extérieures.

Le projet prévoit également deux milliards de dirhams pour le compte spécial de la Pharmacie centrale, parallèlement à la mise en place d'une gestion régionale intégrée des stocks de médicaments dans les établissements publics. Le renforcement de la prévention, du dépistage précoce, de la veille épidémiologique et de la préparation aux urgences sanitaires figure également parmi les priorités.

Le ministre a enfin affirmé que la valeur du budget se mesure à sa capacité à se traduire en services effectifs et en résultats perceptibles par les citoyens. Il a souligné l'importance du dialogue avec l'institution législative et de son accompagnement pour réussir ce chantier national et garantir l'accès aux soins au moment opportun, au lieu approprié et avec la qualité que les citoyens sont en droit d'attendre.

 




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Portrait​​

Ministre de la Santé et de la Protection Sociale

M. Youns Bjijou​




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