07/08/2017

Le Ministère de la Santé dément les allégations relayées, récemment, dans certains médias et réseaux sociaux concernant la rupture du stock de certains médicaments pour enfants dans les pharmacies et les hôpitaux.

Il affirme qu’il s'agit d’injections utilisées uniquement dans les hôpitaux, notamment la Vancomycine et l'Amikacine, qui sont importées de l'étranger et qui se trouvent en situation de monopole, notant que la rupture de ces deux médicaments n'a duré que 10 jours mais qui sont actuellement disponibles dans les laboratoires et les sociétés de distribution de médicaments au Maroc.

Quant aux médicaments composés de la Dopamine et du Phénobarbital, il s'agit de médicaments également importés et qui sont actuellement en rupture à cause du monopole, comme a indiqué l’Observatoire National de Contrôle des Médicaments et des Produits Sanitaires. Pour pallier à ce déficit, le Ministère a procédé au dépôt des génériques de ces deux médicaments qui seront disponibles dans les prochaines semaines et à la portée des médecins et des usagers.

Le Ministère précise également que le Maroc, comme dans d’autres pays, peut lui aussi faire face à une pénurie de certains médicaments dont la majorité est importée et monopolisée.

Ce manque est dû à plusieurs facteurs :

■ Le manque de matières premières pour l’industrie pharmaceutique
■ La rupture du produit dans le pays producteur ou au problème de qualité au niveau de la production du médicament importé.
■ L'absence de génériques de certains médicaments commercialisés au Maroc

Il est à noter que les établissements industriels locaux sont obligés de respecter le stock provisoire des médicaments, conformément au décret 02.263 en date du 12/06/2002 pour la gestion de la période de rupture jusqu’au règlement de la situation.

Pour pallier à la rupture ou au manque de certains médicaments, le Ministère de la Santé a entrepris plusieurs mesures :

■ Encourager le dépôt de nouveaux médicaments génériques pour offrir des substituts aux médicaments monopolisés.

■ Assurer un contrôle continu du stock provisoire mensuel des établissements industriels par l’Observatoire National de Contrôle des Médicaments et des Produits Sanitaires relevant de la Direction du Médicament et de la Pharmacie.

Par ailleurs, le Ministère de la Santé, dans le cadre de sa politique nationale du médicament, tend à encourager l'industrie pharmaceutique locale, à mettre à disposition des médicaments d'une grande qualité à des prix raisonnables et à réduire les importations des médicaments de l'étranger. Ces mesures permettront au Maroc de produire près de 65% de ses besoins en médicaments.