M.YARTAOUI : Médecin, santé publique, Témara
INTRODUCTION
La
santé communautaire peut être définie comme un ensemble de mesures visant à
dispenser des soins de santé en vue d'améliorer l'état de santé de la
population.
Ces
mesures sont d’ordre préventif, curatif et de réadaptation, doublées
d'autres mesures à caractère social, économique et politique.
L’équipe
qui les dispense est souvent multidisciplinaire et fait appel obligatoirement à
la participation communautaire. (D’après le Canadien journal of Public Health)
Les
objectifs fixés en matière de santé, souvent en terme de réduction de la
mortalité et de la morbidité nécessitent pour qu’ils soient atteints,
l’implication totale de la communauté,
Cette
implication doit concerner le diagnostic de santé d’une population, la
formulation d’activités de résolution des problèmes, leur hiérarchisation,
leur conduite et, leur évaluation.
La
communauté doit à son tour
contribuer physiquement et, financièrement à la résolution des problèmes.
Pour
élaborer des programmes de santé dans le cadre de la santé communautaire, il
y a lieu de suivre les étapes suivantes :
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Analyse de la situation et identification des problèmes : c’est une étape
capitale qui doit tenir compte de l’environnement et des attentes de la
population. Elle doit permettre de préciser l’importance et la gravité des
différents problèmes de santé, et de pouvoir les hiérarchiser. L’analyse
est capitale car elle permet de fixer des objectifs précis, d’en mesurer le
degré de réalisation et de pouvoir évaluer les résultats obtenus.
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Identifier les populations cibles et ses différents paramètres.
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Formuler des actions de lutte ou des résolutions des problèmes identifiés et
les hiérarchiser .
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Identifier les ressources
.
Elaborer un plan d’action qui décrit les activités qui seront développées
et leur échéancier ; les ressources disponibles à mobiliser ;
le système de collecte de données nécessaires pour le suivi et l’évaluation
du plan d’action.
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Réalisation du programme
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Suivi et évaluation des objectifs fixés au départ.
CONCEPTS CLES QUI FONT LA DIFFERENCE ENTRE LA SANTE
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SANTE
COMMUNAUTAIRE
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MEDECINE CLASSIQUE |
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Soins à une population géographiquement définie (Dénominateur = population définie) |
Soins aux patients qui viennent dans les services de santé (Dénominateur = demande) |
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Objectif: soins intégrés de santé (préventifs, curatifs et de réhabilitation) |
Prédominance du diagnostic et de la thérapeutique ou de la thérapeutique sans diagnostic |
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L'équipe de santé prend l'initiative de motiver la population définie |
Le malade prend l'initiative d'aller dans le
service de santé |
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Les résultats sont mesurés plus par le nombre de bien- portants que par celui des malades stabilisés ou guéris
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Les résultats sont mesurés plus par le nombre de malades stabilisés ou guéris |
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La recherche est surtout menée en termes écologiques: relations d'homme à homme et relations d'homme à environnement |
La recherche est dirigée vert l'organisme lui-même. |
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Il est essentiel que l'interaction entre les services et la population soit planifiée et réalisée par l'intermédiaire de l'équipe de santé et cette population. |
L'interaction entre les patients et les services de santé n'est pas planifiée avant que les patients n'aient le statut de malade et sans sa participation. |
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Les relations entre les services de santé et la population se font: de malade à professionnel de plusieurs malades à professionnel de plusieurs malades à plusieurs professionnels d'un malade à plusieurs professionnels |
Les relations entre les services de santé et la population se font : de professionnel à malade de plusieurs professionnels à un malade |
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La disponibilité des
services de santé pour la population est essentielle à la qualité du
service |
La disponibilité n'influe la qualité du service qu'après que le patient ait franchi une barrière préétablie |
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Formation de base axée
sur l’acquisition de compétences Cliniques et les spécialités hospitalières
Le futur Médecin de santé publique insuffisamment informé sur ses
attributions
Lors
de l'affectation au niveau des provinces et préfectures médicales et même au
niveau ministériel, les attributions du médecin du service de santé de
premier échelon (cs) ne sont pas toujours communiquées, et le médecin n'est
ni correctement informé ni bien encadré au niveau de la préfecture médicale.
Formation
continue ne comble pas les lacunes en matière de santé communautaire
La
formation continue qui devrait pallier aux insuffisances de la formation de base
ne répond pas aux besoins des médecins en poste.
Implication insuffisante des Médecins dans les prestations préventives
Le
médecin au niveau du service de santé de
premier échelon est souvent occupé par les activités curatives. Il est sensé
exécuter les directives provenant des niveaux hiérarchiques sur le terrain. Le
personnel infirmier est souvent la cheville ouvrière dans l'exécution des
activités de santé publiques et soins primaires.
Pour que le problème de santé communautaire puisse trouver une solution satisfaisante, le problème doit répondre à la triade : besoins des professionnels de santé eu égard à leurs compétences, leurs attentes ; aux demandes de la communauté souvent plus réalistes et en adéquation avec leur environnement.