FICHE
SYNTHÉTIQUE SUR DIFFÉRENTS
ASPECTS
DU PROGRAMME “ BESOINS ESSENTIELS DE DÉVELOPPEMENT ”
Introduction
Le
programme “ Besoins Essentiels de Développement ” est une
initiative qui a été expérimentée par l’Organisation Mondiale de la Santé
dans plusieurs pays du monde, dont le Maroc à travers l’expérience pilote
initiée dans la localité Ouled Ayad dans la province d’El Jadida, puis à Fès,
dans le quartier de Sahrij Gnaoua et actuellement à Chefchaouen, où l’expérience
sera généralisée, pour la première fois, à l’échelon provincial, compte
tenu de l’assise déjà existante, particulièrement en ce qui concerne
l’organisation de la société et les potentialités locales à exploiter et
à développer.
Il s’agit d’une approche qui
cherche à intégrer l’individu et le groupe dans un
processus dynamique du développement communautaire.
Le programme est basé sur la mobilisation et
l’organisation des membres de la communauté autour de l’identification de leurs besoins
essentiels, des problèmes spécifiques identifiés comme prioritaires,
du choix des solutions appropriées,
de la mise en œuvre des interventions adaptées, ainsi que du suivi et de l’évaluation
des interventions.
Cette
approche s’insère parfaitement dans les axes stratégiques de la politique
gouvernementale en matière de développement économique et social, particulièrement
à travers la mobilisation des potentialités et des ressources pour un développement
intégré et durable, favorisant le monde rural et l’intégration de la femme dans le processus de développement.
Cadre organisationnel : structures de gestion du programme
Au niveau central
Le programme est domicilié au niveau de la Direction des Hôpitaux et des Soins Ambulatoires. La Division des Soins Ambulatoires est la structure chargée du pilotage du projet. Elle a pour principales attributions:
- l’identification des provinces pour l’implantation du programme;
- la mise en œuvre de tout le processus d’implantation;
- le suivi et la supervision de la mise en œuvre des activités du programme ;
-
l’évaluation de l’impact du projet
avec l’appui d’un comité national .
Au niveau provincial
La commission provinciale/préfectorale
de coordination ( C.P.C ) :
Elle
est multisectorielle; Elle opère sous la présidence de Monsieur le Gouverneur
de la province/préfecture, site du projet ; Le secrétariat est confié au
Délégué du Ministère de la santé au niveau de la province.
Les
principales attribution de cette commission sont :
-
Coordination entre le point focal national et la C.P.C
- Coordination des différentes interventions
- Définition des stratégies locales
- Allocation des crédits
- Suivi des étapes d’exécution du budget
- Suivi des réalisations
La commission provinciale/préfectorale
d’exécution ( C.P.E ) :
Elle
est présidée par le Délégué du Ministère de la santé à la province/préfecture.
Avec l’appui du service économique et social de la province
administrative, la commission est chargée de renforcer le programme,
d’exécuter les recommandations et les décisions de la commission de
coordination et de suivre l’état d’avancement et d’exécution du
programme.
Au niveau local
Un
comité local veille sur le suivi et l’exécution des actions programmées et
participe à l’encadrement de la communauté. Le secrétariat et la
coordination sont assurés par le médecin chef de la circonscription sanitaire,
site du projet.
Gestion financière des ressources du Programme
Pour
l’allégement des procédures de financement des projets générateurs de
revenu et le déboursement des crédits alloués, mais aussi pour une insertion
meilleure des autres volets à caractère socio-culturel et sanitaire, un compte
bancaire, sous l’intitulé du “Programme
Besoins Essentiels de Base ” est ouvert au niveau du chef lieu
administratif du site du projet. Ce
compte est géré directement par le Comité Provincial de Coordination (cf.
C.P.C ).
Les
critères d’allocation de crédits sont définis en fonction de l’importance
du projet, de son impact économique sur la communauté, particulièrement, la
population cible, mais aussi à travers les activités qui seront développées en parallèle, visant l’amélioration des conditions
socio – culturelles, sanitaires et environnementales de la population.
L’approbation
des projets soumis obéit à d’autres règles et conditions, tel que
l’existence d’autres projets similaires et d’acteurs impliqués dans le
financement d’activités jugées complémentaires, le taux de participation
des bénéficiaires et les modalités d’implication de la communauté.
Les
échéances de déboursement des crédits sont arrêtées en commun accord avec
les bénéficiaires. La Commission tient compte pour ces opérations de la
nature du projet, du montant accordé, du temps éventuel pour l’écoulement
des produits et de la fructification du revenu. Les montants de déboursement
sont versés directement au compte du Programme.
Le
suivi des différentes opération bancaires est assuré par le Secrétaire général
et le trésorier général de la commission provincial de coordination, qui
rendent compte, régulièrement aux membres de la Commission lors de ses réunions
périodiques.
Lors
de chaque fin d’exercice, les bénéficiaires sont tenus de remettre à la
commission (C.P.C), un rapport financier certifié par une agence comptable.
Processus d’implantation du programme
La
stratégie adoptée pour l’implantation du programme repose sur la réalisation
ordonnée des différentes étapes suivantes :
Préparation Sociale
C’est
une étape capitale pour le projet. Elle intéresse la communauté et les
professionnels de la santé et des autres départements gouvernementaux et non
gouvernementaux. Le but de cette étape est d’amener l’ensemble des
intervenants à collaborer et à s’identifier dans les rôles nouveaux
qu’ils auront à jouer, à savoir :
- La communauté devrait cesser d’être le bénéficiaire passif, elle deviendrait un acteur et un bénéficiaire actif. Elle serait amenée à prendre des initiatives et à assumer une part de responsabilité durant tout le processus.
-
Les agents
gouvernementaux et non gouvernementaux se verront attribués le rôle
d’animateurs vis à vis des
actions à entreprendre pour la satisfaction des besoins minimums de base et
l’amélioration de la qualité de vie de la communauté.
Le diagnostic de la situation
A travers une étude socio-économique, on cherche à
identifier, les spécificités socio-économiques, démographiques et
culturelles de la communauté, les priorités et les potentialités à développer
ainsi que les ressources et les
moyens à mobiliser dans la communauté.
Organisation et formation des ressources humaines de la communauté
Il s’agit d’identifier et de former les membres
de la communauté, afin de constituer un pool de potentialités locales,
qui va opérer au sein du “Comité de Développement Local”.
La formation et la sensibilisation de ces intervenants se font à travers:
- Des séminaires et des ateliers de travail, généralement d'une durée de 2 à 3 jours.
- L'encadrement est assuré par des cadre du ministère de la santé ; du niveau central et local.
- La Division socio-économique de la province administrative participe à l'appui logistique.
La formation dispensée porte essentiellement sur les concepts de développement humain durable et les modalités d’organisation de la communauté et de la gestion de ses ressources et moyens. Les principaux thèmes développés au cours des sessions de formation sont :
- Philosophie de l’approche B.M.D avec ses objectifs, ses principes fondamentaux, son impact et la stratégie de sa mise en œuvre.
- Les concepts du développement durable.
- Organisation de la communauté.
- les concepts d’autogestion et d’autosuffisance .
- La collaboration intersectorielle
-
Diffusion d'une causerie religieuse sur le B.M.D (Dr M.Haitam AL KHAYAT)
Les groupes cibles pour la formation sont constitués des :
- Représentants des différents secteurs socio-économiques;
- Représentants des autorités locales;
- Élus et les représentants de la population ;
- O.N.G et représentants de la société civile;
- Membre des corporations de métiers;
- Personnel de santé;
-
Population
générale.
Sélection des activités à implanter
Après
l’identification des programmes prioritaires, la communauté, en collaboration avec les différents intervenants publics, privés et
les ONG, procèdent à la mise en place des modalités pratiques pour la mise en
œuvre, localement, des différentes actions retenues prioritaires, ainsi qu’à
la répartition des tâches et des responsabilités attribuées à chaque
partenaire.
Mise en œuvre des actions sélectionnées :
Cette
étape nécessite un certain nombre de préalables, en particulier la
formation du personnel impliqué dans la gestion du programme, le transfert
de la technologie appropriée et acceptée par la communauté et la recherche
des sources de financement (prêt, subventions, fond de roulement etc.).
L’organisation
de la collaboration intersectorielle est aussi un élément important du
processus de mise en œuvre de cette approche ; Elle a pour objectifs, la
canalisation des moyens, leur optimisation et la rationalisation dans la
gestion.
État d’avancement du programme B.M.D
Consolidation de l’expérience pilote de Sidi Abed – Province d’El Jadida
Cette 1ère expérience, implantée au niveau de la fraction (Machiakhat) Sidi Abed depuis l’année 1996, qui mérite d'être relatée, se caractérise par les traits particuliers suivantes:
Située
dans une zone rurale sur la cote Atlantique au sud de la Province d'El Jadida,
d'une superficie de 3063 hectares dont 2400 hectares de terres agricoles
utiles. Avec une population qui
avoisine 16421 habitants répartis sur 2572 ménages, à raison de 6,4
personnes par ménage, cette fraction est l'une des plus peuplées et des
moins avantagées, de la commune, du point de vue ressources et potentialités
naturelles, mais également sous équipée en moyens de communication et
d'infrastructures socio-sanitaires.
D'après
l'enquête socio-anthropologique menée au niveau de cette fraction au début
du lancement du Programme pour analyser les spécificités locales et dégager
les orientations en matière d'actions à entreprendre, ont peut retenir à
titre indicatif les données suivantes:
- 62,2% de la population a moins de 25 ans
- 63,4% sont analphabètes avec une proportion plus importante chez les femmes qui représente 84,2% et 44,5% chez les hommes
- Un taux de scolarisation des enfants de plus de 7 ans n'excédant pas les 60%, avec un taux de 83% pour les garçons et à peine 36% pour les filles;
- 97,7% des ménages mettent plus de 60 minutes pour accéder à la formation sanitaire ou -à la pharmacie la plus proche ;
- 48% des femmes en âge de procréer utilisent une méthode contraceptive ;
- 84% des femmes enceintes accouchent à domicile et pratiquement 8 femmes sur 10 n'ont pas bénéficié d'une surveillance de leurs grossesses.
-
La couverture vaccinale frôle
les 90% pour certaines maladies à l'exception de la rougeole dont le taux se
situe à environ 25%.
-
56,2% des ménages s'alimentent en eau à partir des puits et 41,9% d e
fontaines publiques et 99,7% des foyers ne sont pas rattachés à un réseau
électrique.
Le
champs d'activité de la pêche prédomine avec 43,3% de la population active
contre 33,4% pour l'agriculture, 5,3% pour l'artisanat et 18% pour le reste
des activités (élevage, commerce et services ...).
Autres
données sur l'expérience pilote de Sidi Abed - El Jadida
Projets
à caractères sociaux dans le cadre de la collaboration
intersectorielle
|
Intervenants (Dép. et ONG) |
Actions
programmées |
Montant mobilisé en DH |
|
La Santé |
Formation de 20 accoucheuses traditionnelles Séances d'éducation pour la santé |
20.000 18.500 |
|
L'Education |
Entretien
et réfection des écoles |
|
|
(création de bloc sanitaires) |
115.000 |
|
|
Organisation des cours d'alphabétisation |
5.000 |
|
|
Les Travaux publics |
Approvisionnement en eau potable |
146.000 |
|
Terrassement et réalisation de pistes |
112.500 |
|
|
ONG (AMSED) |
Fourniture de trousses pour les accoucheuses traditionnelles |
13.900 |
|
TOTAL |
430.900
|
|
Autres intervenants:
|
Intervenants |
Rôles |
|
L'Agriculture |
Appui technique. suivi et contrôle des coopératives à caractère agricole (Aviculture et engraissement des veaux) |
|
La Pêche |
Appui technique, suivi et contrôle de la coopérative des pêches |
|
L'Artisanat |
Appui technique, suivi et contrôle de la coopérative d'artisanat |
|
Office de Développement des Coopératives (ODECO) |
Formation
des adhérents des coopératives sur les systèmes de |
|
Population |
Main d'ouvre pour la réalisation des travaux |
Activités
génératrices de revenus
|
Dénomination de
la Coopérative |
Domaine
d'activité |
Nombre
d'adhérents |
Coût
global |
Sources
de financ. |
|
|
O.M.
S (75%) |
Adhérents
(25%) |
||||
|
FARAH |
Artisanat |
27 |
240.000 |
180.000 |
60.000 |
|
AYADIYA |
Aviculture |
13 |
30.913 |
168.606 |
62.307 |
|
MANSOURA |
Engraiss.
des veaux |
13 |
419.235 |
315.500 |
103.735 |
|
JORF
LASFAR |
Pêche
maritime |
19 |
202.500 |
151.875 |
50.625 |
|
TOTAL |
1.092.648 |
815.981 |
276.667 |
||
Modalités
de
remboursement des échéances
Le
taux de remboursement est fixé comme suit : 10% du montant du crédit au le,
versement, puis respectivement, 20, 30 et 40% pour le reste des échéances.
Cette expérience est actuellement en phase d’évaluation. Une équipe multidisciplinaire a été chargée de cette opération, l'étude de son d’impact portera sur un ensemble de composantes , démographiques, socio-économique et épidémiologiques .
-
Le volet démographique s’intéressera particulièrement aux
mutations, structures et flux migratoires de la population, en rapport avec le
niveau de développement de la localité, site de l ‘étude.
-
Le volet socio-économique dégagera l’ensemble des paramètres liés
à la qualité de la vie, à l’organisation de la société et à son
implication dans l’amélioration de ses conditions sociales et économiques.
-
Le volet épidémiologique étudiera l’ensemble des indicateurs de santé,
de salubrité et de morbidité, en relation avec les actions sanitaires menées
dans le cadre du programme.
Sur recommandation de la représentation de l'OMS, trois (3) consultants nationaux, un démographe, un socio-anthropologue et un épidémiologiste, ont été recrutés pour mener cette opération. Le rapport de cette évaluation est attendu au début du mois de juin 2000.
Toutefois, les premières
données de cette évaluation font ressortir qu’un degré de satisfaction a été
constaté chez la population en ce qui concerne les réalisations dans le
domaine de la santé, à travers une amélioration notable en matière d’accès
aux soins et une évolution favorable des indicateurs sanitaires.
Implantation
du Programme au site de Shrij
Gnaoua Préfecture de Fès-Médina
Entamée
à partir de l'année 1998, cette nouvelle expérience, qui d'oreset
déjà
s'annonce prometteuse, est implantée au niveau d'un quartier semi-
urbain,
Sahrij Gnaoua, situé au sud de la ville de Fès, d'une superficie de 200
hectares
à vocation d'habitations.
Quelques
traits caractéristiques sur la population du quartier d'après les résultats
de
l'étude sur ses spécificités locales, effectuée dans le cadre du projet :
-
La population qui va bénéficier des retombées du projet s'élève à 15300
La
population de sexe masculin représente 520/o contre 480% de sexe
-
42,31%
de la population ont moins de 15 ans et 70,819%
ont moins de 30 ans.
-
Analphabétisme touche 73,70%de la population avec respectivement 79,60%
-
Le taux de scolarisation des enfants entre 7 et 15 ans représente 75,69%,
à
-
Le taux de chômage chez la population de plus de 15 ans est de 7,3 en
-
92,30%
de la population n'a pas de couverture sociale (mutuelle, assurance ou autres).
-
88%
des foyers sont branchés au réseau d'eau potable et 99%
sont rattachés
-
55,7% des femmes en âge de procréer utilisent une méthode contraception
-
Le taux de couverture vaccinale des enfants entre 12 et 23 mois s'élève
plus de
95% pour les six (6) maladies cibles.
Calendrier
d'implantation du projet au niveau du quartier Sahrij Gnaoua
Ces
opérations se sont déroulées selon le calendrier suivant :
*
14 septembre 1998, lettre ministérielle informant la délégation de Fès-Médina
du choix du site retenu pour l'extension du projet B.M.D, sur proposition de
la!direction des Hôpitaux et des Soins Ambulatoires ;
*28 septembre, réunion d'information, tenue au siège de la Préfecture
administrative de Fès-Médina, à laquelle ont pris part, Monsieur le Représentant
de l'OMS, Madame le Directeur des Hôpitaux et des Soins Ambulatoires, ainsi que
d'autres cadres du ministère de la Santé ;
*4
- 5 février 1999, tenue d'un atelier de préparation sociale et de formation
des personnes relais parmi la population;
*19 février 1999, réunion de travail avec les personnes relais formées, pour
discuter de la stratégie à mener pour la préparation sociale de la population
et des modalités opérationnelles pour la réalisation de l'étude socio-
*
12 mars 1999, journée d'étude au niveau de l'arrondissement
administratif urbain, du site du projet - Sahrij Gnaoua;
*24 mars 1999, cérémonie de signature de la convention de coopération entre le
ministère de la Santé et l'Organisation Mondiale de la Santé, signée
conjointement par Monsieur le Ministre de la santé et Monsieur le Directeur du
Bureau régional de la Méditerranée orientale de l'O.M.S ;
*22 - 23 juin 1999, organisation d'un séminaire pour la présentation des
résultats de l'étude et d'ateliers pour la sélection des actions prioritaires
*Actuellement, le processus est en phase d'identification des projets générateurs
de revenus. Plusieurs propositions
sont soumises à l'approbation de la Commission Préfectorale de Coordination (C.P.C.),
qui s'active présentement à l'organisation de la communauté pour créer le
cadre approprié et légal pour le financement des projets
Extension
du projet à la Province de Chefchaouen
Le
processus d'implantation du projet au niveau de la province de Chefchaouen a démarré
au courant de l'année 1999. Cette
expérience est tout a fait particulière pour des raisons diverses.
Elle vient se greffer en complémentarité avec d'autres projets initiés
localement par d'autres organismes, tels que le PNUD, l'UNICEF, l'Office de Développement
des Provinces du Nord et d'autres ONGS. Le site se caractérise par plusieurs avancées en matière
d'organisation de la société, de la disponibilité des potentialités humaines
et des ressources à utiliser, ainsi que de la variété des créneaux à
explorer ou à développer. Ainsi,
malgré la récente date de sa mise en oeuvre, le projet a tiré profit des
données déjà existantes pour s'insérer directement dans les actions à
entreprendre visant l'amélioration des conditions socio-économiques de la
communauté.
Les
projets intégrés, déjà identifiés, vers lesquels va être orientée
l'action du Programme au début sont le développement de coopératives de
fabrication de sel iodé, d'élevage de caprins et fromagerie, de fabrication de
couscous et le développement d'un foyer féminin pour l'artisanat.
Ces projets seront implantés au niveau de la circonscription sanitaire (aire géographique) de Brikcha, englobant 2 communes rurales, Brikcha et Asjen. D'une population totale de 28886 habitants, répartie sur 4379 ménages à raison de 6,6 personnes par foyer. Les quelques caractéristiques de cette population, selon les études effectuées, se résument a :
-
77% de la
population est analphabète ; * le taux de chômage est de l'ordre de 8,5% ;
-
63% de la population habite à plus de 10 km de la formation sanitaire la plus
proche
-
Le taux d'électrification est de l'ordre de 8,2%, et ne concerne que le chef
lieu de la circonscription.
Étapes
franchies dans l'implantation du Programme
-
25 mars 1999, cérémonie de signature de la convention de coopération entre le
ministère de la Santé et l'Organisation Mondiale de la Santé qui s'est déroulée
au niveau du siège de la Préfecture administrative de
Convention
signée conjointement par Monsieur le Ministre de la santé et
-
6 avril 1999,
constitution de la Commission Provinciale de Coordination, par arrêté gubernatorial
-
29-30 septembre 1999, organisation du séminaire de sensibilisation au profit
des intervenants locaux ;
-
1er
octobre 1999, atelier de
formation des personnes relais.
Une
réunion de travail, entre les membre de ce comité et les cadres de la
structure centrale chargée du pilotage du projet, la direction des Hôpitaux et
des Soins ambulatoires, est prévue pour le 9 mai 2000.
L'objectif de cette réunion est de finaliser les outils de l'enquête,
d'arrêter en commun, la stratégie à adopter pour la conduite de l'opération
sur le terrain ainsi que le calendrier pour la poursuite des différentes
actions du processus d'implantation.
La
phase actuelle concerne l'étude sur les spécificités locales, qui est au
point d'être réalisée pour affiner les différents indicateurs nécessaires
à l'évaluation de l'impact du projet. Le
travail des membres du Comité Provincial de Coordination, en collaboration avec
les personnes relais formées, est orienté vers la finalisation des outils et
des moyens à utiliser pour la réalisation de cette étude.
N.B
:
Il
est à noter que les visites d'étude, effectuées en Jordanie et au Pakistan,
par des cadres des Comités provinciaux de coordination de la préfecture de Fès-Médina
et de la province de Chefchaouen, sont venues à point sonnant dans le processus
de mise en ( uvre du programme au niveau de ces sites.
En effet, la nature, la diversité et l@i viabilité des expériences vécues par ces pays ont permis aux
cadres nationaux d'acquérir un savoir-faire et d'avoir une vision plus large
dans les modalités d'implantation du Programme «Besoins essentiels de développement».
Activités
monitoring
Suivi et supervision :
Une commission de coordination est instituée en
vue d’assurer le lien entre le point focal
du programme “ Besoins Essentiels de Développement ” au niveau du
Ministère de la Santé et la commission provinciale d’exécution. Elle
est chargée également du suivi et de l’exécution des activités et du
budget, conformément au plan d’action établi par les différents secteurs
impliqués.
Évaluation :
En tant qu’outil pédagogique et un appui à la
gestion, l’évaluation devient une étape importante et impérative dans
l’exécution du projet et l’analyse de son impact. Ainsi, elle permet
d’ajuster et de réorienter les actions, en vue d’une meilleure efficacité
et un meilleur impact sur le groupe des populations concernées.