Conclusion
Saïda JRONDI-CHOUJAA
: Directeur des hôpitaux et des Soins Ambulatoires. Ministère de la Santé,
Rabat
Les différentes interventions
ont souligné l’importance de la recherche d’alternatives réellement
satisfaisantes dans l’approche des
problèmes de la santé de la population. La diversité des expériences démontre
de la conviction des intervenants quant
à la nécessité d’impliquer la
communauté dans le processus visant
l’amélioration de son état de
santé en particulier et leur
qualité de vie de façon globale.
L’accent a été mis sur la nécessité d’adapter les interventions
aux réalités locales et de maintenir un équilibre entre les diverses
composantes du développement et de l’offre de soins.
Dans ce sens, l’approche communautaire implique une
connaissance réelle des besoins socio- économiques
et une compréhension globale des problèmes de la communauté afin de créer
et de maintenir les interrelations entre les services de santé et la
communauté.
Les intervenants ont aussi relevé
des contraintes dans l’approche communautaire qui sont d’ordre
structurel, politique et administratives. Outre les obstacles externes,
certaines contraintes méritent d’être
soulignées :
-
Insuffisance ou multitudes de modèles, avec des stratégies peu étudiées,
ce qui risque de produire des effets contre productifs.
-
Absence de coordination entre les différents projets: les initiatives
sont très individualisées, aussi, il
est nécessaire de passer à une
mise en commun de ces expériences afin de capitaliser les acquis et d’élaborer
un modèle conceptuel adapté à
notre contexte.
-
Absence d’institutionnalisation de
la participation communautaire : les
expériences sont restées localisées à des sites pilotes, appuyées par des
organisations internationales, ce
qui peut compromettre la
pérennité des actions. La
participation communautaire doit devenir une
façon de faire dans la gestion des problèmes de la communauté.
-
Faible décentralisation de la gestion
des projets : l’initiation de ces expériences reste fortement menée
par le niveau central, avec une
implication timide des acteurs de santé locaux.
-
Absence de leader au niveau local: le médecin généraliste de part sa
formation et son manque d’encadrement ne joue pas le rôle du leader dans le
processus.
-
Absence de synergie dans l’espace entre ces expériences: les projets
sont implantés dans des sites très différents ce qui limite la complémentarité
entres les différents projets.
A cet effet et dans le cadre de sa stratégie sectorielle de développement des soins de santé de base, le Ministère de la Santé, en partenariat avec d’autres départements, a inscrit ses actions de santé dans une perspective du développement communautaire global.