PROBLEME DIAGNOSTIQUE DES REACTIONS CELLULAIRES AU COURS DE LA PONCTION LOMBAIRE M. BOUSKRAOUI*, H. RAZIK, A. ABID Professeur, Service des Maladies Infectieuses Pédiatriques, Hôpital dEnfants. Casablanca Les réactions cellulaires posent souvent un problème dinterprétation et de décision thérapeutique pour linterne de garde dans les services des maladies infectieuses. Elles sont définies par lexistence de quelques dizaines déléments dans le liquide céphalo-rachidien (LCR ). Le LCR normal est un liquide limpide, classiquement "eau de roche". Il contient entre 0,2 et 4 cellules/mm3. En principe, en dehors de toute effraction vasculaire lors de la ponction, ne seront mis en évidence que des lymphocytes et des monocytes dans la proportion de 2 lymphocytes pour un monocyte. Le comptage des cellules est réalisé au microscope à laide dune chambre à numération étalonnée. Léchantillon de LCR servant à la numération cellulaire est coloré avec une goutte de bleu de méthylène. Cette coloration simple permet de faire la distinction entre leucocytes et hidentifiées et le résultat, donné en pourcentage, constitue la ématies. 200 cellules, si possible, sont comptées et formule cytologique. Au cours des méningites purulentes, la réaction cellulaire est en règle exclusivement constituée par des polynucléaires, surtout neutrophiles, typiquement altérés. Cette altération na de valeur que sur un examen du LCR frais, car toute conservation prolongée en particulier à 37°C, altère les cellules et enlève alors sa valeur à cet aspect morphologique. Une réaction " panachée " est rare au début, par contre, elle est classique dans lévolution dune méningite traitée. Elle prête à confusion dans les cas rares dits " décapités " par des traitements antibiotiques incomplets plus au moins inadaptés. Au cours des méningites virales, la réaction cellulaire est constituée déléments mononuclés : lymphocytes à tous les stades de maturation, grandes cellules à cytoplasme basophile. Mais très tôt dans la maladie, il peut exister une prédominance de polynucléaires dont le taux dépasse 80% des éléments. Rapidement la formule se modifie et en 48 à 72 heures, elle est typiquement lymphocytaire (dabord panachée puis exclusivement lymphocytaire). Au cours des méningites tuberculeuses, la réaction cellulaire est typiquement lymphocytaire, rarement à prédominance neutrophile (aspect puriforme). Sur les tableaux suivantes I et II sont détaillées les étiologies possibles des réactions méningées. BIBLIOGRAPHIE 1- Lorthoir M., Hermand E., Farriaux JP. La cytorachie comme élément dappréciation de lévolution des méningites infantiles. Ann Pédiatr (Paris), 1986, 33, 595-602. 2- Thomas-Larmotte PJ. La ponction lombaire. La Rev Prat, 1980, 30, 59, 4183-4192. 3- Marinac JS. Drug and chemical induced aseptic meningitis : a review of the literature. Ann Pharmacother, 1992, 26 (6), 813-22. 4- Schuller E. Liquide céphalo-rachidien. Encycl. Méd. Chir. (Paris - France), Neurologie, 17-028-B-10, 1993, 28p. Etiologies possibles des réactions méningées au niveau du LCR. TABLEAU I
Particularités de certaines réactions méningées au niveau du LCR. TABLEAU II
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