Saïd
Chidmi : Médecin de catastrophe, Protection civile
La
notion de Catastrophe : Plusieurs définitions
-Catastrophe : Strophein = Tourner
Événement
qui tourne mal par inadéquation brutale entre besoin de secours augmentés et
moyens disponibles insuffisants (Favre) renversement, grand malheur, fin déplorable
c'est un désastre qui produit dans un ordre de chose, dans l'existence d'un
individu etc. un bouleversement complet ou une fin violente, malheur
effroyable et brusque, synonyme de malheur bouleversement, calamité,
cataclysme, désastre, drame, fléau. le dommage engendré peut être variable :
-
d'ordre strictement matériel et économique la catastrophe n'a pas des effets
sur la collectivité humaine qu'indirectement par l'atteinte du milieu où
il vit.
-
d'ordre corporel par la survenue des lésions.
A
tout avènement dommageable survenant au niveau d'une collectivité se superpose
la notion de riposte de l'institution pour essayer de corriger plus ou mois
rapidement les effets néfastes. Dons le cadre d'une catastrophe c'est la notion
de secours au sens très générale du terme qui s'impose. La catastrophe c'est
un événement inopiné et inhabituel survenant brusquement frappant une
collectivité humaine de grande ampleur, entraînant des dégâts important tant
au plan humain qu'au plan matériel.
C’est un événement qui met en jeu des moyens de secours inhabituels
tant par leur importance que par leur nature.
Classification des catastrophes : trois grandes catégories :
- Catastrophes naturelles
-
Catastrophes Industrielles
-Catastrophes Sociales :
Médecine
de Catastrophe Histoire : le 27/28 septembre 1976 se tenait à GENÈVE,
la première réunion de travail de la société internationale de médecine
de catastrophe (SIMC) le président de la société avait parmi ses objectifs
de développer l'enseignent de la médecine de catastrophe et le recyclage.
Post-Graduate.le médecin inspecteur R.FAVRE écrivait dans son ouvrage «si
les médecins n'ont que très peut besoin de conseil d'ordre médical, ils ont
un besoin considérable de conseil technique et de logistique thérapeutique
»certains chapitres de la thérapeutique des masses de blessés sont peu
connus des médecins civils car plus ou mois totalement hors de leurs préoccupations
habituelles. D'autre part la majorité des médecins est habituée à la pathologie de l'individu et non à celle des masses de blessés : la conduite du triage, du traitement, de surveillance et de l'évacuation des blessées dans des circonstances cruellement hors de toutes normes habituelles peuvent se faire dans des conditions et des règles inhabituelles.
En
France : c'est le Pr P.HUGUNARD qui a crée l'enseignement universitaire
de médecine de catastrophe en 1981,
la nécessité d'un enseignement spécifique du médecin de catastrophe
a été également prise en compte dans
d'autre pays
y compris
le Maroc, c'est
ainsi gras
à la coopération
Franco-
A
quel médecin doit on enseigner la médecine de catastrophe ?
réponse: à tous ce qui sont susceptibles d'être confronté un jour on
l'autre à une catastrophe, cette catastrophe pouvant survenir n'importe où
n'importe quand c'est alors à tous les médecins que cet enseignement doit être
donné mais plus particulièrement, les médecins qui travaillent régulièrement
dans des services hospitaliers d'urgence service d'accueil des urgences et
dans le service d'incendie et de secours sont les premiers concernés de même
que d'autre profession de santé autre que médecin doivent être informés de
la particularité de leur intervention (les infirmiers d'urgence, les éléments
de sapeurs-pompiers ).
La médecine de catastrophe est la forme d'exercice de la médecine la
plus appropriée pour répondre d'une façon cohérente et adaptée à la
situation de destruction que subit un groupe social après un événement
catastrophique.
Champ d'application et son mode
d'exercice.
1)médecine d'urgence
et de terrain : elle diffère sans s'y opposer pour autant de la médecine hospitalière
qui prend en charge un afflux de victimes dans une structure de soins
conventionnelle. à l'opposé de cette médecine de confort et de sécurité
elle offre le spectacle de l'exercice d'une médecine efficace sur le site même
de l'accident ou dans des structures provisoires transportées aménagées au
plus prés de la zone de l'accident
2) C'est une médecine d'adaptation : médecine d'urgence et de terrain, elle ne peut l'être que par une adaptation constante
-
de la technique qui doit allier la rigueur dans l'indication et l'exécution. à
la simplicité de la standardisation dans l'appareillage technique nécessaire.
-
du comportement de ses équipes, qui doivent apprendre à travailler hors du
confort de l'hôpital en respectant cependant les principes fondamentaux de
l'acte non iatrogène
3) Médecine globale. :
elle l'est en intégrant tous les aspects de la prise en charge médicale
somatique mais aussi comportementale et psychique. Elle nécessite sinon
justifie la présence de spécialité multiple et réclame des niveaux de
qualifications différentes : chirurgiens, anesthésistes, réanimateurs mais
aussi médecins hygiénistes, psychologues et psychiatres paramédicaux
secouristes : médecine globale, elle devient aussi médecine d'équipe: des spécialité
aussi différente objectivent la nécessité d'une pluridisciplinarité et en même
temps d'une complémentarité, donc la nécessité d'une coordination complète
de tous les participants à l'action sur le terrain.
4) Médecine de masse :
car
elle doit tenir compte du nombre de victimes de leur diversité mais aussi des
conditions précaires d'exercice, elle justifie donc le retour à des
indications thérapeutique basées sur la seule urgence des lésions (triage),
à la simplification et standardisation des techniques sans pour autant verser
dans l'indigence thérapeutique (la mise en condition adaptée). cette médecine
de masse qui s'adresse au plus grand nombre de victimes et pas seulement aux
plus graves repose donc sur l'adoption d'une éthique différente de celle qui
est appliquée dans la pratique médicale courante, passer d'une éthique
individuelle au profit d'un seul patient à une éthique collective (le devoir
de sacrifier les cas désespérés à la récupération de plus grand nombre de
victimes).
5)
Médecine dépendant d'impératifs extra médicaux :
En
effet la médecine de catastrophe doit prendre en compte un grand nombre d'impératifs
extra médicaux aussi divers que la protection contre les risques évolutifs, la
gestion et la maîtrise des transports, des transmissions, les critères
d'installations sanitaires, sans oublier la nécessite de disposer de source d'énergie
cela justifie la présence de très nombreux techniciens nommés «logisticiens»
dont la pratique médicale est tributaire, et l'intégration de la médecine de
catastrophe dans l'ensemble du dispositif de secours.
6) Médecine de doctrine :
Car elle est mise en œuvre à partir de plans préétablis où sont déterminées
les modes opératoires et les différents participants, elle repose sur une
unicité de doctrine et de vocabulaire comme sur une unité de commandement qui
doit respecter l'équilibre entre l'initiative médicale et la rigidité
relative d'un dispositif planifie, médecine où vont apparaître tous les
aspects d'une stratégie médicale au profit d'une tactique opérationnelle
reposant sur une logistique sans faille. ainsi envisagé, la médecine de
catastrophe au plan sanitaire empreinte à d'autre médecine.
*
Médecine de guerre : grand nombre de victimes, blessés ou tués
«La guerre est une épidémie de blessés » cela a conduit les services de
l'année a développer :
-
Les notions de relevage, transport, triage
-
Les règles de la chirurgie de guerre
-
L’organisation de la chaîne de secours, évacuation, traitement,
approvisionnement, hygiène, prophylaxie des épidémies.
*
Médecine d'urgence
grasse à elle est précisées les gestes qui sauvent ou qui permettent un transport dans de bonnes conditions aux blessés ayant reçu à l'avant des soins adaptés. Aux autres formes de médecine de secours : SAMU, SMUR, Sapeurs Pompiers, certaine médecine du risque pratiquée dans certain établissement «Aérodrome, Industrie Chimique et Atomique, etc...
*Certaine médecine spécialisée
Épidémiologie,
toxicologie, médecine légale et autres compétences. Ainsi définit, la médecine
de catastrophe ne s'improvise pas elle s'enseigne, elle s'apprend, elle
progresse par la mise à jour de ses connaissances pour tenir compte de ce que
trouvera le médecin sur le terrain.
Le rôle des médecins de catastrophe
Leur
rôle se situe en aval de l'accident pour participer aux premiers secours Médicalisés
avec les sauveteurs
-
Soins aux blessés «Perfusion, sédatif, ventilation artificielle,
immobilisation des fractures etc...
»
-
Soins aux brûlés «Perfusion, lavages, protection tégumentaire, lutte contre
le choc »
-
Soins aux asphyxies «02» et particulièrement traitement des intoxiqués par
le CO qui réclament le transport rapide vers un caisson hyperbare.
-
Soins aux malades : crise asthme, panique voir attaque d'angine de
poitrine.
Ils
doivent être aidés par des infirmiers et un grand nombre de brancardiers. mais
il est évident que pour être bien préparer à intervenir efficacement, les médecins
doivent être informés des pathologies qu'ils rencontreront, des moyens de
liaisons, d'accès ou de sorties mis à leur disposition et des procédés de
sauvetage utilisé. Il convient donc qu'ils soient présents en amont pour être
informés et pour participer à l'élaboration des plans.
Par
ailleurs le médecin de catastrophe doit aussi savoir agir vite et posséder
pour cela des réflexes conditionnés il doit montrer de l'adresse de la résistance
physique, de bonnes facultés d'adaptation aux situations imprévues à la fois
le sens de la discipline et celui du commandement. C’est pour quoi sa
formation doit être également pratique et entretenu sous forme d'exercice en
vraie grandeur. Les universités ont évidemment vocation pour assurer
l'enseignement théorique et sur tout l'indispensable contrôle des
connaissances mais la formation pratique revient à des hommes de terrain comme
ceux du service de la Protection Civile.
Rôle de la Protection Civile :
Le
service de secours et lutte contre l'incendie est placé sous l'autorité du
directeur de la Protection Civile, leur mission se répartit en plusieurs
actions distinctes
-
Reconnaissance des lieux et la nature du sinistre
-
Recherche en forêt, en montagne et en toute zone accidentée
-
Engagement des moyens pour réduire ou neutralisé la source d'agression
-
Protection contre les matières dangereuses et extinction d'incendie
-
Premiers secours dés le dégagement, leurs
médecins et leurs
-
Dégagement sauvetage des victimes du milieu où il se trouve secouriste entraîné.
-
Organisation logistique précoce du chantier dans le cadre des opérations des sauvetages telle que manœuvre de force, découpage de métaux
désincarcération éclairage
de fortune.
- Évacuation des blessés par brancardage du site au poste médicale avancé et de celle-ci vers les hôpitaux ou autres locaux aménagés en cas de catastrophe.