PROPOSITIONS POUR LA REFORME
Mamoun Lahbabi : Professeur à la faculté de Droit de casablanca.
Notre système de santé étant à
la croisée des chemins, il devient essentiel d'entreprendre une réforme qui
instaure de nouvelles règles entre les partenaires : une réforme structurelle
susceptible de jeter les bases d'un nouveau système et d'une nouvelle sang dans
notre pays.
Pourquoi penser à cette réforme aujourd'hui ?
Le projet d'assurance maladie peut
être un catalyseur
La crise de la santé
La crise vécue par les praticiens
La sous-consommation médicale
des usagers.
Les principes :
Utiliser l'existant
Impliquer tous les acteurs
Répartir la consommation des soins
afin de réduire les disparités
Contrôler systématiquement l'évolution
des dépenses
Les principales modalités :
Établir un carnet de santé
Transit obligatoire par le généraliste.
Cela â travers trois formules possibles :
la consultation traditionnelle privée
la consultation dans les hôpitaux
publics
la consultation dans les cabinets
relevant de la Commune
Le prix et les remboursements :
Concertation systématique entre
les partenaires : État, assureur, corps médical pour établir des conventions
Établissement d'une fourchette de
prix qui laisse une marge de manœuvre pour le praticien, 1a clinique privée...
Harmonisation des prix dans les
cabinets d'une même Commune
Harmonisation dans les hôpitaux
publics
Le remboursement n'intervient que
si la prestation est inscrite sur le carnet de santé
Le remboursement est effectué à
concurrence du plafond établi par la convention
Pour être admis au remboursement,
le producteur de soins privé doit être inscrit auprès d'une caisse
d'assurance maladie
Pour les indigents :
Le carnet de santé est
renouvelable annuellement
Les indigents relatifs participent
par un ticket modérateur dans les établissements publics et communaux
Gratuité pour les indigents
absolus
L’observatoire de la santé :
II faut surveiller l'évolution des
dépenses de santé
Il faut, en permanence, réfléchir
aux améliorations possibles
Il faut analyser pour détecter les
défaillances.