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17 février
2007
COMMUNIQUE DE PRESSE
Deux cas de méningite à
méningocoque ont été notifiés chez deux professionnels de la
santé en fonction à l’hôpital des spécialités relevant du centre
hospitalier universitaire de Rabat.
L’une des patientes est
hospitalisée depuis le mercredi 14 février 2007 à l’Hôpital
Militaire d’Instruction Mohammed V de Rabat dans un tableau de
méningite sévère. L’autre a été admise le même jour à l’hôpital
des spécialités et son état est en nette amélioration.
Sitôt informées, les autorités
sanitaires compétentes ont entrepris les investigations
biologiques et épidémiologiques nécessaires. Les analyses
biologiques ont permis de mettre en évidence une forme de
méningite pour laquelle aucun vaccin n’existe actuellement.
L’enquête épidémiologique n’a
détecté aucun autre cas dans l’entourage immédiat des deux
patientes, aussi bien dans le milieux professionnel que
familial.
En se référant aux
recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé et à la
stratégie préconisée par le Ministère de la Santé, il a été
procédé à une chimioprophylaxie préventive de l’entourage
professionnel et familial des deux patientes.
Etant donné la fragilité du
germe en cause dans l’air ambiant et compte tenu de la dynamique
de la maladie, il ne peut s’agir d’une infection nosocomiale. Et
de ce fait, aucune mesure de décontamination du lieu de travail
ne se justifie.
L’OMS estime qu’en temps
normal, entre 10 et 25% de personnes sont porteurs du germe de
la méningite méningococcique et qu’en situation de diminution
de l’immunité, la maladie peut se déclencher. La transmission
s’opère de personne à personne par les gouttelettes de
secrétions respiratoires ou pharyngées.
Un contact étroit et prolongé
favorise la propagation de la maladie.
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