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Le Maroc a un très bon niveau en matière de prise en charge et de traitement des maladies cardio-vasculaires

 

Le Maroc a un très bon niveau en matière de prise en charge et de traitement des maladies cardio-vasculaires, a affirmé, samedi (6 mai 2006) à Marrakech, Mme Michèle Cazaubon, secrétaire général de la Société française d'Angéiologie.


Dans un entretien à la MAP, à l'issue des travaux des premières rencontres des sciences vasculaires franco-maghrébines et panafricaines (4 au 6 mai), Mme Cazaubon a fait savoir que le Maroc et la France déploient dans le cadre d'une coopération fructueuse et étroite davantage d'efforts pour le développement de cette discipline, soulignant la nécessité de renforcer les transferts de technologies et de savoir-faire cliniques et industriels entre les deux pays.


Elle a également ajouté que ces rencontres, qui ont réuni une pléiade de spécialistes de renommée mondiale, ont été l'occasion pour établir un diagnostic de la situation des maladies cardio-vasculaires dans les pays du Maghreb et de l'Afrique. Ces rencontres ont été aussi une opportunité pour les participants de s'enquérir des dernières nouveautés en la matière et d'échanger leurs expériences et savoir-faire dans ce domaine, a-t-elle poursuivi.


Concernant les facteurs qui sont derrière l'évolution de ces maladies, elle a fait savoir qu'ils sont identiques aussi bien en France qu'au Maroc, expliquant que le développement que connaissent les deux pays devrait influencer rapidement l'épidémiologie de la maladie veineuse.


Dans le même ordre d'idées, elle a estimé que le tabagisme extrêmement fréquent, la consommation traditionnelle de cannabis, l'alimentation riche en sucre et graisse, le diabète et l'obésité peuvent être des causes parmi d'autres des maladies cardio-vasculaires.


Ces rencontres qui ont choisi pour thème "Vers la création d'un observatoire Méditerranéen et Francophone", ont été également l'occasion pour le ministre de la Santé, Dr. Mohammed Cheikh Biadillah d'affirmer que "les maladies cardio-vasculaires constituent actuellement un enjeu épidémiologique majeur dans notre pays".


Dans son allocution le ministre n'a pas manqué également d'ajouter que "le diabète, l'hypertension artérielle (HTA), le tabagisme sont une préoccupation permanente et de ce fait, posent des problèmes de santé de plus en plus coûteux pour la société, pour les familles et pour l'Etat".


A ce propos, le ministre a souligné la nécessité d'orienter les populations vers des modes de vie sains, de diminuer le tabagisme, de freiner l'obésité et de mieux contrôler l'HTA et le diabète.

 

Après avoir donné un aperçu sur la situation sanitaire et épidémiologique au Maroc, le ministre a passé en revue l'ensemble des efforts consentis pour éradiquer les maladies liées au sous développement.

"Bien que nous ayons réussi à éliminer le paludisme, la bilharziose, la poliomyélite, le tétanos néonatal et que le taux de vaccination de nos enfants dépasse 90 pc, nous avons encore des efforts à fournir pour maintenir les résultats", a-t-il dit.


Une telle situation, a-t-il poursuivi, "nous impose de réformer tout notre système de santé : réforme des hôpitaux qui demande un effort de financement très important".

A ce propos, le ministre a fait savoir que "l'Etat a déjà engagé 250 millions de dollars pour moderniser 31 hôpitaux sur 126 ce qui, a-t-il dit, montre l'effort accompli dans ce domaine et l'énorme effort de financement qui reste à faire".


Par ailleurs, Dr. Biadillah s'est félicité de la tenue au Maroc de cette rencontre scientifique, la qualifiant de "d'événement particulièrement enrichissant" pour la pratique de la médecine au Maroc.


Evoquant le cas de l'Afrique, Dr. Biadiallah a noté que "320 millions d'habitants sur 900 millions vivent avec moins d'un euro par jour, plusieurs dizaines de millions d'entre eux sont en situation de famine, 26 millions sont malades du SIDA et que le Paludisme, la bilharziose et d'autres pathologies liées à la misère y sévissent encore".


"Je sais que la communauté scientifique et sensible à cette situation que la science n'a pas de frontière, mais à tous ceux et à toutes celles qui, dans ce continent, n'ont pas accès aux soins doit être une pensée permanente à chaque fois que cela est possible, car elle est génératrice de solidarité", a-t-il expliqué.


Initiées par la Société Française d'Angéiologie, avec le soutien des sociétés savantes en maladies vasculaires et gynécologie obstétrique, les 1-ères rencontres Francophones des sciences vasculaires Franco-Maghrébines et panafricaines se veulent un espace de rencontres, de débats et d'échanges entre les spécialistes (cardiologues, médecins vasculaires, diabétologues, angéiologues et phlébologues). Elles s'inscrivent dans le cadre des concertations menées par les spécialistes, en France et dans les pays francophones, autour de l'évolution des maladies cardiovasculaires dont la prévention et le traitement constituent un enjeu épidémiologique majeur dans tout les pays.

 


 

 
 
 
   

  

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