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Le Dr. Biadillah
souligne l'importance du développement des compétences en
matière de gestion hospitalière
Le ministre de la santé, Dr. Mohamed Cheikh
Biadillah, a mis l'accent, vendredi (5 mai 2006) à Rabat,
sur l'importance du développement des compétences en matière
de gestion hospitalière en vue d'accompagner le processus de
réformes et de modernisation du secteur de la santé au
Maroc.
"Des réformes d'une telle importance pour le pays
nécessitent, pour leur mise en uvre, des mesures visant le
développement des compétences des hommes et des femmes qui
vont devoir mettre en uvre les programmes d'action de ces
réformes et pérenniser leurs effets", a affirmé le ministre.
De telles mesures revêtent une importance considérable eu
égard aux attentes et aux enjeux liés à la réforme de la
santé dans la conjoncture actuelle , a souligné Dr.
Biadillah dans une allocution lue en son nom par
l'inspecteur général du ministère de la santé lors de la
séance inaugurale du colloque conclusif du projet de
coopération franco-marocaine d'appui à la formation des
gestionnaires hospitaliers et des cadres de l'inspection
générale.
A cet égard, le ministre a relevé que ce projet de
coopération franco-marocaine vise la mise en place au sein
de l'Institut national d'administration sanitaire (INAS)
d'une filière de formation en gestion hospitalière comme
mesure de pérennisation de la réforme hospitalière et une
autre filière en inspection et audit des services de santé,
en tant que mesure de renforcement des compétences de
l'inspection générale.
L'organisation de ce colloque est une opportunité pour
passer en revue les acquis du projet et s'entendre entre
partenaires nationaux et internationaux sur les modalités de
pérennisation de ces acquis, a-t-il ajouté, lors de cette
rencontre organisée sous le thème "la filière de formation
en gestion hospitalière: pilier d'appui à la réforme
hospitalière".
A cet effet, il a mis l'accent sur le rôle que doit jouer
l'INAS en tant qu'institution investie d'une mission de
formation de cadres supérieurs en administration sanitaire
et de santé publique, ainsi que d'une mission de recherche,
d'appui et de soutien au système de santé.
"Il faut donc une restructuration complète du
cursus, la création de nouvelles filières, la révision des
critères de sélection des candidats postulants pour les
différentes formations, la mise en place de structures de
gestion", a estimé le ministre.
"C'est dans ce sens que nous attendons avec beaucoup
d'attention la mise en place d'un cursus de formation
spécifique en gestion hospitalière", a-t-il encore dit,
affirmant qu'une "nouvelle impulsion doit donc être donnée à
cette jeune institution dans les différents secteurs de la
gestion et de la recherche sur les systèmes de la santé".
Pour sa part, le représentant du service de coopération et
d'action culturelle à l'ambassade de France au Maroc, M.
Claude Tore, a relevé que le projet d'appui à la formation
de gestionnaires hospitaliers et des cadres de l'Inspection
générale du ministère de la santé, lancé en 2003, a apporté
"sa petite pierre à l'importante réforme hospitalière menée
au Maroc".
Et d'ajouter que ce projet, lancé à l'issue d'un important
recensement des besoins, est construit autour de deux
approches, à savoir, la formation des formateurs et le
compagnonnage dans le cadre d'un partenariat institutionnel
entre l'école nationale de santé publique (ENSP) de Rennes
et l'INAS.
Il a également relevé que ce colloque permettra d'évaluer
les avancées et les résultats issus des activités menées,
pendant plus de trois ans.
Par ailleurs, deux conventions de coopération ont été
signées entre l'INAS et l'ENSP de Rennes. Il s'agit d'une
convention-cadre relative à l'intensification des échanges
de professeurs et de stagiaires, des expériences et des
expertises scientifiques entre les deux instituts.
La seconde convention concerne la coopération technique dans
le domaine du développement des services d'information en
ligne destinés aux professionnels des secteurs sanitaire et
social, à travers la "Banque de données santé publique"
(BDSP). Ce dernier mécanisme est alimentée par une
quarantaine d'organismes de santé français et dont l'INAS
constitue le premier contributeur étranger.
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