A- Ce qu'il faut éviter
- Inspiré des
croyances légendaires de la population, le traitement traditionnel
reste sans effet, voire même dangereux, et il faut impérativement
banir :
L'incision et la scarification : risque d'élargir
la surface de diffusion du venin avec risque d'infection.
La succion : risque d'entrainer l'envenimation de
la personne qui la pratique.
La pose du garrot : risque d'entrainer une gangrène
et par conséquent une amputation du membre blessé ou encore
risque de "crush syndrome" lors de la levée brutale du garrot.
Le recours aux moyens traditionnels (gaz, brûlures,
...).
La cryothérapie qui engendre une vasoconstriction
et peut occasionner des gelures qui induiraient une nécrose cutanée.
- L'usage de certains médicaments n'est
plus à recommander :
La corticothérapie.
les antihistaminiques.
La calcithérapie.
Les antibiotiques.
Les anesthésiques locaux au niveau de la
piqûre.
Le sérum anti Tétanique.
B- Ce qu'il faut faire
1- Calmer la victime et son entourage.
2- Mettre la victime au repos.
3- Faire un examen clinique, et évaluer
les constantes Vitales (état de conscience, état respiratoire,
pouls, tension artérielle, température).
4- Hiérarchiser selon l'état
du malade en :
Classe 1
Signes locaux au point
d'inoculation (douleur, rougeur, engourdissement local etc ...).
Classe 2
Présence d'un
ou de plusieurs stigmates de réaction clinique généralisée
:
Frissons - Sueurs
- Rougeur cutanée - Température > 38° - Manifestations
digestives : nausées, vomissements, diarrhées,
ballonnement abdominal - Hypertension artérielle - Priapisme.
Classe 3
Défaillance
des fonctions vitales (Neurologique, Respiratoire, Cardio-vasculaire)
5-Traitement
5-1 Traitement symptomatique
:
Désinfection
de la plaie
Paracétamol
si douleur
Autres médicaments
symptomatiques
5-2 Traitement de la
détresse vitale :
Position latérale
de sécurité.
Assurer la liberté
des voies aériennes supérieures.
Assurer une ventilation.
*Si défaillance respiratoire
Intubation et ventilation assistée.
Prendre une voie veineuse et brancher une
perfusion lente de serum salé à 0.9 %
Confier le patient à un service de
réanimation :
*Si défaillance cardio-circulatoire
Massage cardiaque externe si ineficacité
cardio-circulatoire.
Analeptiques cardio-vasculaire :
Dbutamine en perfusion 5 à 15 ug/kg/mn.
Surveiller : conscience, rythme resp, pouls,
T.A, température.