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Le BCG ou Bacille de Calmette et
Guérin |
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En 1908, le médecin Albert Calmette et le vétérinaire Camille Guérin cultivent Mycobacterium bovis sur des tranches de pommes de terre immergées dans la bile de bœuf stérile. Ils modifient ainsi la souche initiale qui devient inoffensive pour les animaux.
En 1919, à l'Institut Pasteur de Paris, Albert Calmette reconstitue une
équipe de travail sur le bacille tuberculeux. En 1929 éclate le drame de Lübeck, 71 enfants sont morts après avoir été vaccinés. Le gouvernement allemand intente un procès contre l'Institut Pasteur. Léopold Nègre démontre que le BCG n'est pas en cause, le vaccin préparé par le laboratoire a été accidentellement contaminé. Le vaccin Le BCG est préparé à partir d'une souche vivante atténuée de Mycobacterium bovis ayant perdu sa virulence après plusieurs cultures spéciales sur des milieux artificiels. Les bacilles gardent ainsi une antigénicité suffisamment forte pour une protection efficace contre la tuberculose humaine. Le vaccin se présente sous forme lyophilisée, à reconstituer avec un solvant au moment de l'utilisation. L’injection doit se faire par voie intradermique au niveau de la région deltoïdienne du bras.
Chez les nourrissons de moins de 12 mois, la dose recommandée est de 0,05 ml
de vaccin reconstitué. Chez les enfants de plus de 12 mois et les adultes,
la dose recommandée est de 0,10 ml de vaccin reconstitué.
La vaccination peut également induire le développement d’un ganglion lymphatique régional de moins de 1 cm.
Le vaccin est plus efficace chez le nouveau-né et l'enfant que chez l'adulte. Son efficacité est estimée entre 50 et 75 % pour la tuberculose de l'adulte, et entre 75 et 85% pour les formes graves du nourrisson et du jeune enfant. Il protège contre l’évolution mortelle de la maladie particulièrement la méningite tuberculeuse et la maladie disséminée mais n'empêche pas la transmission de l'infection. Il ne permet donc pas d'empêcher la transmission de la maladie et d'enrayer l'épidémie mondiale. L'avenir est dans la recherche des gènes de virulence du bacille et plusieurs essais cliniques de phase I sont en cours en Europe et aux Etats-Unis.
Remarque Dans de très nombreux pays occidentaux, et suite à des expertises scientifiques et éthiques, l’obligation vaccinale par le BCG a été levée et n'est plus systématique, mais ciblée sur les populations à risque.
Elle est recommandée dès les premières semaines chez les
nourrissons ayant un risque accru de contamination, notamment dans certaines
populations originaires de pays de forte endémie. Contre-indicationsLe vaccin est contre-indiqué chez les immunodéprimées: personnes porteuses du VIH incluant les enfants nés de mère séropositives, personnes traitées par les corticoïdes ou autres immunodépresseurs, personnes porteuses d'affections malignes (lymphome, leucémie, maladie de Hodgkin ou autres tumeurs du système réticulo-endothélial) et personnes traitées par médicaments antituberculeux. Il est déconseillé chez la femme enceinte, sauf risque particulièrement important de tuberculose. Le site d'injection ne doit pas être porteur d'eczéma. Il ne doit pas être administré en cas d’hypersensibilité à l’un de ses composants. Effets secondairesLes effets secondaires sont associés à une mauvaise technique d'administration. L’erreur la plus fréquente consiste à injecter le vaccin trop profondément ou à administrer une dose élevée ou à effectuer une dilution insuffisante. Chez le sujet immunocompétent, les ulcérations locales sont bien connues et surviendraient dans 1 à 2 % des cas avec ou sans adénite inflammatoire (inflammation du ganglion axillaire du coté du bras vacciné). Leur évolution peut se prolonger sur plusieurs mois et finissent par guérir sans séquelles avec la formation de cicatrices inesthétiques.
Dans le cas d'un déficit immunitaire, la bécégite disséminée est une complication très grave, parfois mortelle, survenant dans un tiers des cas chez des enfants présentant un déficit immunitaire combiné sévère. |