[logo: HUD seal]

 

[logo: HUD seal]

Ministère de la Santé

Direction de la Planification et  des Ressources Financières

Division de la planification et des Études

 

Organisation Mondiale de la Santé

 

  Retour

 

  Contactez-nous | Forum de discussion

     

 Direction de la Planification et des Ressources Financières
Division de la Planification et des Études

 

Accueil DPRF

Mission

Organigramme

Agenda

Annuaire Téléphonique et Emails

Rapports d'activités

Publications

Contactez-nous

  


Étude sur la Charge Globale de Morbidité

                                                         

  Table des Matières

 

 

Objectifs de l’étude

 

Chapitre I : Le concert de la charge de morbidité globale

 et des années de vie perdues par le facteur invalide

 1.1. Pourquoi mesurer la charge de morbidité  

 1.2. La charge globale de morbidité

 

Chapitre II : Résumé des principales conclusions de l'étude

 sur la charge de morbidité globale 1992

 2.1.Années de vie perdues liées à un décès prématuré « AVDP »

 2.2.Années de vie vécues avec une incapacité « AVVI »

 2.3.Années de vie perdues corrigées par le facteur incapacité « AVCI »

 2.4.Conclusion et recommandations

 

Chapitre III : Méthodologie

 3.1 Données sur la morbidité

 3.2 Recueil des données sur la morbidité

 3.3 Sources de données

 3.4.Maladies retenues et leur regroupement

 3.5 Facteurs de risque

 3.6 Données sur la mortalité

 3.7 Population

 3.8 Déroulement des activités

 3.9 Calendrier

 

Annexes:  Concepts généraux

 

Bibliographie

 

 

Objectifs de l’étude 

 

Les objectifs recherchés à travers la réalisation de cette étude visent essentiellement à:

 

 

-      Estimer la charge de morbidité globale à partir des données disponibles sur la mortalité et ses causes   déclarées ainsi que sur la morbidité,

 

-       Déterminer à travers les résultats obtenus, le poids que représente chaque maladie en terme d'années de vie perdue corrigées par le facteur invalidité,

 

-       Faire des comparaisons entre les résultats des deux études,

 

-       Établir des projections à moyen et à long terme de la charge de morbidité au niveau national et par milieu de résidence, résultats utile pour apprécier l’état de santé des marocains en comparaison avec les données internationales.

 

-       Dégager des axes de recherche pour mieux connaître et apprécier les problèmes de santé émergeants et leur implication sur le système de santé

 

-      Instituer le processus d'évaluation de la charge de morbidité globale (CMG) comme mécanisme de suivi de l'évolution de l'état de santé de la population et comme processus d'allocation des ressources,

 

-      Créer au niveau national les capacités nécessaires pour développer et promouvoir ce

            type d'études pour les besoins de la planification, de l'enseignement et la recherche.

 

Chapitre I : Le concert de la charge de morbidité

globales et des années de vie perdues par le facteur invalide

 

1.1. Pourquoi mesure la charge de morbidité ? 

 

La formulation de l'indicateur de la charge de morbidité dépend dans une mesure cruciale de l'emploi qui doit en être fait. Elle doit servir au moins les quatre grands objectifs ci-après, c'est à dire:

 

·        Aider à définir les priorités des services de santé (curatifs et préventifs),

 

·        Aider à identifier les groupes défavorisés et cibler les interventions sanitaires,

 

·        Aider à définir les priorités dans le domaine de la recherche sanitaire, et

 

·        Produire, sous une forme qui se prête à des comparaisons, une mesure de résultats

obtenus aux fins de l'évaluation et de la planification des interventions, des    programmes et du secteur.

1.2. La charge globale de morbidité 

A part les cas de mortalité prématurée, une part considérable de la charge de morbidité est à mettre sur le compte de l'invalidité, qu'elle soit le fait de la paralysie causée par la poliomyélite, de la cécité ou des souffrances qu'entraînent les psychoses graves. Pour mesurer la charge de morbidité globale (CMG), on utilise le concept d'années de vie corrigées du facteur invalidité (AVCI), mesure qui tient compte à la fois des années de vie pleine que fait perdre un décès prématuré et de celles qui sont perdues pour cause d'invalidité.L'AVCI est fondée sur le temps perdu par rapport à une espérance de vie standardisée basée sur la table type de mortalité, modèle "West" niveau 26. la valeur du temps vécu à différents âges est ensuite incorporée dans l'AVCI au moyen d'une fonction exponentielle qui reflète la dépendance des jeunes et des personnes âgées à l'égard des adultes. Six degrés d'incapacités sont alors définis, qui permettent de comparer le temps vécu avec une incapacité et le temps perdu par suite d'un décès prématuré. Un poids compris entre 0 et 1  est attribué à chaque classe selon la gravité des incapacités correspondantes et un taux d'actualisation de 3% est employé pour calculer l'AVCI. Les années de vie ajustées sur l'incapacité (AVCI) sont calculées en faisant intervenir la notion d'incidence et de durée et non celle de prévalence.

 

Chapitre II : Résumé des principales conclusions

de l'étude sur la charge de morbidité globale 1992 

 

Le Maroc traverse une phase de transition démographique et épidémiologique. Cette phase se caractérise par la coexistence de deux types de pathologies ayant des charges de morbidité et de mortalité élevées. Au niveau du financement des services de santé, le problème se pose avant tout en terme d’insuffisance de ressources.

 

La prise de décision concernant la ventilation des ressources pour la santé exige la connaissance d'un indicateur du poids de la morbidité qui soit unique.  La charge de morbidité globale (CMG) est un indicateur[1] mis au point pour exprimer la quantité de vie pleine que fait perdre la maladie; il se mesure en années de vie corrigées du facteur invalidité. La formulation de l'indicateur de la CMG doit normalement aider à a) fixer les priorités des services de santé (curatifs et préventifs), b) définir les priorités dans le domaine de la recherche sanitaire, c) identifier les groupes défavorisés et cibler les interventions sanitaires, d) produire, sous une forme qui se prête à des comparaisons, une mesure des résultats obtenus aux fins de l'évaluation et de la planification des interventions et des programmes.

 

Pour mieux apprécier l'évolution des pathologies en relation avec l'évolution économique et sociale du pays, il y a eu une agrégation des dix huit chapitres de la neuvième Classification Internationale des Maladies (CIM-IX) autour de trois grands groupes de pathologies :

 

a) Groupe I : Maladies transmissibles, maternelles et de la période périnatale [2]

b) Groupe II : Maladies non transmissibles [3]

c) groupe III : Traumatismes[4] .

 

 

L’étude réalisée sur la base des données de l’année 1992 sur la mortalité et ses causes déclarées ainsi que la reconstitution des données sur la morbidité pour la même année a permis d’obtenir une première estimation de la CMG.


 

[1] Indicateur mis au point par la Banque Mondiale et l’Organisation Mondiale de la Santé dans le cadre de la préparation du rapport sur le développement dans le monde de 1993 « Investir dans la santé »

[2] Groupe qui reflète en quelque sorte les maladies les plus communément rencontrées dans les pays en développement et qui sont liées essentiellement aux mauvaises conditions d'hygiène, la malnutrition, l'insuffisance de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, l'analphabétisme, la fécondité élevée...etc.

 

[3] groupe qui reflète des maladies dites de « progrès » qui sont la conséquence du stress et des modes de vie et comportements liés aux différentes mutations sociales que subit la population des pays industrialisés.

 

[4] il s'agît d'un regroupement de tout le chapitre qui concernent les lésions traumatiques et les empoisonnements qui sont la aussi des phénomènes qui s'accentuent avec le développement industriel et le changement dans les modes de vie et comportement.

 

2.1. Années de vie perdues liées à un décès prématuré « AVDP » 

Comme le montre le tableau 1, le nombre d' AVDP rapporté, à chacun des trois groupes de maladies, montre que celui relatif aux maladies transmissibles, maternelles et de la période périnatale était en 1992, relativement important avec 46,4% suivi par le groupe des maladies non transmissibles 41,2% et celui des traumatismes 12,4%.

Tableau 1. Années de vie perdues liées à un décès prématuré

 Répartition pour l'ensemble du pays du nombre du nombre d’années de vie perdues liées à un décès prématuré. DPRF, Ministère de la Santé. Maroc 1992. 

Groupe de maladies

Ensemble

Masculin

Féminin

 

Nombre

 

%

 

Nombre

 

%

 

Nombre

 

%

Groupe I

1 370 777

46,4

672  122

43,3

698  655

49,8

Groupe II

1 217 437

41,2

613  818

39,5

603  619

43,0

Groupe III

367 779

12,4

266  456

17,2

101 323

7,2

 

Total

2 955 993

100

1 552 396

100

1 403 597

100

Graphique 1 : Répartition en pourcentage du nombre d’années de vie perdues liées à un décès prématuré par grand groupe de maladies. Maroc 1992.

Le tableau 2 ci-après fait ressortir par sous groupe de maladie le poids de chacune d’elle. Par exemple, les affections périnatales et les maladies infectieuses et parasitaires représentent environ 36% de la CGM.

Tableau 2. AVDP par sexe et sous-groupes de maladies Répartition du nombre du nombre d’années de vie perdues liées à un décès prématuré par sexe et sous-groupes de maladies. Maroc 1992. 

 

 

      SOUS-GROUPE

 

 

Groupe

 

Masculin

Féminin

Ensemble

AVDP

%

AVDP

%

AVDP

%

% cumulé

A  Affections périnatales

I

349334

17,89

315346

20,76

664680

19,14

19,14

    Maladies infectieuses

    et parasitaires

I

274741

14,07

310335

20,43

585076

16,85

35,99

M  Maladies de l’appareil

    circulatoire

II

253366

12,98

260379

17,14

513745

14,80

50,79

    Maladies de l’appareil

    génito-uri urinaire

II

344885

17,66

29673

1,95

374558

10,79

61,58

T  Traumatismes

III

266456

13,65

101323

6,67

367779

10,59

72,17

    Tumeurs malignes

II

94806

4,86

100329

6,60

195135

5,62

77,79

    Maladies de l'appareil

    respiratoire

II

69009

3,53

67477

4,44

136486

3,93

81,72

    Nutrition et métabolisme

II

59573

3,05

62939

4,14

122512

3,53

85,25

    Maladies de l'appareil

    digestif

II

63736

3,26

57987

3,82

121723

3,51

88,76

I   Infections respiratoires

I

47786

2,45

59323

3,90

107109

3,08

91,84

    Diabète sucré

II

47364

2,43

59638

3,93

107002

3,08

94,92

    Maladies Neuro-psychiatriques

II

39371

2,02

45690

3,01

85061

2,45

97,37

    Anomalies congénitales

II

28549

1,46

24950

1,64

53499

1,54

98,91

    Reste du groupe

II

7309

0,37

5338

0,35

12647

0,36

99,27

    Affections maternelles

I

0

0

12269

0,81

12269

0,35

99,62

    Maladies du système

o   stéo-aritculaire

II

2267

0,12

1804

0,12

4071

0,12

99,74

    Maladies de la peau

II

1863

0,10

1549

0,10

3412

0,10

99,84

    Autres tumeurs

II

1119

0,06

1691

0,11

2810

0,08

99,92

    Maladies des Organes

    de Sens

II

1021

0,05

1224

0,08

2245

0,06

99,98

    Maladies de la

    cavité buccale

II

0

0

100

0,01

100

0

99,99

    Total

 

1 952555

100

1519364

100

3471919

100

100

2.2. Années de vie vécues avec une incapacité « AVVI » 

Le nombre d' AVVI rapporté à chacun des trois groupes de maladies montre que le groupe II relatif aux maladies non transmissibles est le plus important avec 80,2% suivi par le groupe des maladies transmissibles, maternelles et périnatales avec 11,7 %  et enfin par le groupe III traumatismes avec 8,1%.

Tableau 3. AVVI par sexe et groupe de maladies

Répartition du nombre d’années de vie vécues avec une incapacité par groupe de maladies et par sexe. Maroc, Ministère de la Santé, DPRF. 1992 

Groupe

Ensemble

masculin

féminin

Nombre

%

Nombre

%

Nombre

%

Groupe I

205 253

11,7

92 235

9,4

113018

14,5

Groupe II

1 412 837

80,2

798 448

81,2

614389

79,1

Groupe III

142 570

8,1

93 023

9,5

49547

6,4

Total

1 760 660

100

983 706

100

776 954

100

Le tableau 4 ci-dessous laisse apparaître que trois sous groupes de maladies représentent environ 56% des AVVI. Il s’agît des sous groupes maladies neuro-psychiatriques (35,6%), des maladies de l’appareil respiratoire (11%) et des traumatismes (9,2%).

Tableau 4. AVVI par sexe et sous-groupes de maladies

Répartition du nombre d’années de vie vécues avec une incapacité par sexe et sous groupes de maladies. Maroc, Ministère de la Santé, DPRF. 1992 

Sous-groupes

 

 

 

GROUPE

 

Masculin

Féminin

 

Ensemble

AVVI

%

AVVI

%

AVVI

%

% cumulé

Maladies Neuro-Psychiatriques   

II

290973

36,63

263167

34,43

554140

35,55

35,55

Maladies de l'appareil respiratoire  

II

75220

9,47

95676

12,52

170896

10,96

46,51

Traumatismes     

III

93023

11,71

49547

6,48

142570

9,15

55,66

Nutrition et métabolisme

II

40724

5,13

78981

10,33

119705

7,68

63,34

Maladies de l'appareil digestif

II

55275

6,96

60155

7,87

115430

7,41

70,75

Maladies infectieuses et parasitaires    

I

45117

5,68

61439

8,04

106556

6,84

77,59

Affections périnatales   

I

39496

4,97

38199

5

77695

4,98

82,57

Maladies appareil génito-urinaire 

II

56167

7,07

8117

1,06

64284

4,12

86,69

Maladies des organes sens    

II

23074

2,90

28683

3,75

51757

3,32

90,01

Maladies de la cavité buccale   

II

18113

2,28

18663

2,44

36776

2,36

92,37

Anomalies congénitales  

II

13087

1,65

13744

1,80

26831

1,72

94,09

Tumeur malignes

II

13958

1,76

8271

1,08

22229

1,43

95,52

Maladies appareil circulatoire

II

10473

1,32

11499

1,50

21972

1,41

96,93

Diabète sucré

II

5922

0,75

6748

0,88

12670

0,81

97,74

Infections respiratoires

I

7622

0,96

3522

0,46

11144

0,71

98,45

Affections maternelles

I

0

0

9858

1,29

9858

0,63

99,08

Maladies système ostéo-aritculaire

II

2767

0,35

3830

0,50

6597

0,42

99,50

Maladies de la peau   

II

2246

0,28

2009

0,26

4255

0,27

99,77

Autres tumeurs

II

1152

0,15

2252

0,29

3404

0,22

99,99

 

Total

 

794 409

 

100

 

764 360

 

100

 

1 558 769

 

100

 

100

 

2.3. Années de vie perdues corrigées par le facteur incapacité « AVCI »  

Il ressort du tableau 5 que les maladies du groupe II représentent plus de la moitié de la CMG  (55,8%). Cette situation dénote la transition épidémiologique en cours où la CMG du groupe I ne prédomine plus (33,4%).

 Tableau 5. AVCI par groupe de maladies et par sexe

 Répartition du nombre d’années de vie perdues corrigées par le facteur incapacité par sexe et  groupes de maladies. Maroc, Ministère de la Santé, DPRF. 1992. 

Groupes

 

Masculin

Féminin

 

Ensemble

AVCI

%

AVCI

%

AVCI

%

Groupe I

 

764357

 

30,1

 

811673

 

37,2

 

1,576,030

 

33,4

Groupe II

1412266

55,7

1218007

55,9

2,630,273

55,8

Groupe III

359479

14,2

150870

6,9

510,349

10,8

 

Total

 

2536102

 

100,0

 

2180550

 

100,0

 

4,716,652

 

100,0

 Les affections périnatales et les maladies infectieuses et parasitaires (tableau 6 et graphique 3) représentent 30,2% des AVCI. Quoiqu’au niveau global le groupe II prédomine, au niveau du classement par sous groupe, la part représentée par les affections  de la période périnatale et les maladies infectieuses et parasitaires continuent  à dominer la CMG avec respectivement 15,6 pour cent et 14,6 pour cent du total de la CMG. 

Tableau 6. AVCI par sous-groupe de maladies et par sexe

Répartition du nombre d’années de vie perdues corrigées par le facteur incapacité par sexe et  sous groupes de maladies. Maroc, Ministère de la Santé, DPRF. 1992. 

Sous-groupes

 

Groupe

Masculin

Féminin

Ensemble

AVCI

%

AVCI

%

AVCI

%

% cumulé

   Affections périnatales

I

388830

15,91

353545

15,36

742,375

15,64

15,64

      Maladies infectieuses et    parasitaires

I

319858

13,09

371774

16,15

691,632

14,57

30,21

M    Maladies neuro-ps  ychiatriques

II

330344

13,51

309253

13,44

639,597

13,48

43,69

M    Maladies                  pp   apareil circulatoire

II

263839

10,79

271878

11,81

535,717

11,29

54,98

Tr    Traumatismes

III

359479

14,71

150870

6,56

510,349

10,75

65,73

M    Maladies appareil     re    respiratoires

II

144229

4,87

163154

5,13

307,383

6,48

72,21

M    Maladies Nutrition et m    étabolisme

II

100297

4,10

141920

6,17

242,217

5,10

77,31

M    Maladies appareil

di     digestif

II

119011

 4,87

118142

5,13

237,153

5,0

82,3

T    Tumeurs malignes

II

108764

4,45

108600

4,72

217,364

4,58

86,89

M    Maladies appareil

g     génito-urinaire

II

90653

3,71

37791

1,64

128,444

2,71

89,6

Di    Diabète sucré

II

53286

2,18

66386

2 ,88

119,672

2,52

92,12

In    Affections respiratoires

I

55408

2,27

62845

2,73

118,253

2,49

94,61

A     Anomalies congénitales

II

41636

1,70

38694

1,68

80,330

1,69

96,30

      Maladies organes

      des sens

II

24095

0,99

29907

1,30

54,002

1,14

97,44

      Maladies cavité buccale

II

18113

0,74

18763

0,82

36,876

0,78

98,22

      Autres tumeurs

II

10124

0,41

21276

0,92

31,400

0,66

98,88

A    Affections maternelles

I

0

0,00

22127

0,96

22,127

0,47

99,35

      Maladies système

   o  stéo-articulaires

II

5034

0,21

5634

0,24

10,668

0,22

99,57

      Maladies de la peau

II

4109

0,17

3558

0,15

7,667

0,16

99,73

T     Total

2444418

 

2301544

 

4745873

99,73

 

 

 La comparaison avec les données publiées dans le rapport sur le développement dans le monde telle qu’elle ressort du tableau 7 laisse apparaître que par rapport à la moyenne des pays du Croissant Moyen Orient « CMO »(Afrique du Nord et Moyen Orient), le Maroc se situe dans une position relativement intermédiaire entre cette région et les pays à économie de marché bien établie « PEME », ce qui confirme la transition épidémiologique en cours ou l’on est passé d’une prédominance des maladies du groupe I à celles du groupe II. Si au niveau des pays du CMO le poids de la CMG du groupe I représente la moitié du poids total, au Maroc ce poids n’est que de trois dixième et pour les PEME seulement un dixième. 

Tableau 7. AVCI, comparaison internationale 

Répartition du nombre d’années de vie perdues corrigées par le facteur incapacité par sexe et  sous groupes de maladies et selon le pays ou la région.  

 

 

Pays ou  régions

Groupe I

Groupe II

Groupe III

M

F

Tous sexes

M

F

Tous sexes

M

F

Tous sexes

Maroc

30,1

37,2

33,4

55,7

55,9

55,8

14,2

6,9

10,8

Pays économie  marché

8,1

11,7

9,7

76,8

80,6

78,5

15,1

7,7

11,8

Amérique Latine

39,6

45,5

42,2

39,9

46,4

42,8

20,5

8,2

15,0

Croissant Moyen Orient

47,0

55,3

51,0

35,7

36,2

35,9

17,3

8,5

13,0

Inde

48,7

42,7

50,7

41,2

39,2

40,2

10,2

8,1

9,1

Chine

22,0

28,7

25,3

58,9

57,1

58,0

19,1

14,2

16,7

Afrique sub-saharienne

68,6

74,4

71,3

18,8

19,9

19,3

12,7

5,7

9,3

Monde

42,9

49,1

45,9

41,8

42,6

42,2

15,3

8,2

11,9

 

Source : - Global comparative assessments in the health sector - Disease burden, expenditures and   intervention packages. Edited by C.J.L. Murray & A.D. Lopez. World Health Organization,   Geneva, 1994.

 Les cinq premiers sous groupes de maladies représentent 65,7% soit plus des deux tiers de la CMG du pays. Il s’agit des : 

        - Affections périnatales                       : 15,64%

        - Maladies infectieuses et parasitaires  : 14,57%

        - Maladies neuro-psychiatriques               : 13,48%

        - Maladies appareil circulatoire             : 11,29%

        - Traumatismes                         : 10,75%

 Les principaux problèmes de santé liés à ces différents sous-groupes peuvent être appréhendées selon une analyse de la CMG au sein de chaque groupe et sous groupe ainsi que du poids de chaque maladie au sein du sous groupe.

Les résultats ci-après (tableau 8), qui ne concernent que le groupe I sont donnés pour illustrer le type d’analyses fait ainsi que les éléments qui permettent d’aboutir à l’identification des problèmes prioritaires. L’analyse de La CMG du groupe I montre que les maladies infectieuses et parasitaires et de la période périnatale représentent 91,1% de la CMG du groupe I (tableau 8).

 

Tableau 8. AVCI pour le sous groupe I 

Répartition du nombre d’années de vie perdue corrigées du facteur incapacité par sexe pour le  Sous-groupe de maladie du groupe I. Maroc, Ministère de la Santé, DPRF. 1992 

Sous-groupes

 

Masculin

Féminin

 

Ensemble

AVCI

%

AVCI

%

AVCI

%

Maladies infectieuses et parasitaires

319858

41,9

371774

45,9

691632

43 ,9

Infections respiratoires

55408

7,3

62845

7,8

118253

7,5

Affections maternelles

0

0,0

22127

2,7

22127

1,4

Affections période périnatale

388830

50,9

353545

43,6

742375

47,2

 

Total

 

764096

 

100,0

 

810291

 

100,0

 

1574387

 

100,0

L’analyse des résultats du sous-groupe maladies infectieuses et parasitaires (tableau 9) laisse apparaître les diarrhées comme étant responsable de 53% de la CMG de ce sous groupe suivi de la tuberculose avec 25%. Au niveau du regroupement maladies infantiles qui représente 6,7% de la CMG du sous groupe, la rougeole y représente 70% (tableau 9). 

Tableau 9. AVCI des maladies infectieuses et parasitaires  

Répartition du nombre d’années de vie perdue corrigées du facteur incapacité des maladies infectieuses et parasitaires, par sexe. Maroc, Ministère de la Santé, DPRF. 1992. 

Sous-groupes

Masculin

Féminin

Ensemble

AVCI

%

AVCI

%

AVCI

%

Tuberculose

68556

25,2

70935

24,3

139491

24,7

Diarrhées

133680

49,2

164952

56,4

298632

52,9

Maladies infantiles

         - Rougeole

21423

13002

7,9

60,7

16458

13306

5,6

80,8

37881

26308

6,7

69,4

Méningite

43171

15,9

32803

11,2

75974

13,5

Hépatite

2611

1,0

1808

0,6

4419

0,8

Trachome

1440

0,9

5374

1,8

7814

1,4

 

Total

 

271881

 

100,0

 

292330

 

100,0

 

564211

 

100,0

 2.4 Conclusion et recommandations 

Le monde approche de la fin du siècle et du millénaire après avoir connu, au cours des cent dernières années, les transformations sanitaires les plus profondes de toute son histoire. Les connaissances accumulées en ce qui concerne les causes et les effets des maladies, les progrès réalisés dans les domaines de l'assainissement et de la nutrition, la mise au point de vaccins et de médicaments, le développement d'un vaste réseau d'installations et de personnel, l'apparition de tout un secteur de l'économie axé sur les biens et services afférents à la santé, la prédominance des considérations médicales sur les considérations religieuses ou juridiques dans l'interprétation de la condition humaine ne sont que quelques-uns des bouleversements qui ont radicalement transformé le contexte sanitaire dans la plupart des pays.

 

Les résultats de cette évolution sont bien connus: le nombre de personnes qui jouissent d'une bonne santé n'a jamais été aussi élevé. Or, à l'instar de tous les progrès réels, l'amélioration de l'état de santé a fait surgir de nouveaux problèmes et soulevé de nouveaux défis. Il est littéralement possible de dire que le domaine de la santé est la victime de ses propres succès. La réduction considérable de l'incidence et de la gravité des maladies infectieuses permet à un grand nombre de personnes de survivre qui, de ce fait, courent un risque accru de souffrir de maladies chroniques et de blessures. La réduction de la fécondité modifié, de même, la structure de la population en accordant une place sans précédent aux personnes âgées, que ce soit en proportion de la population totale ou en chiffres absolus, qui exercent des pressions considérables sur le système de soins de santé.

 

Le processus d'industrialisation, d'urbanisation et de modernisation (qui est à la fois la cause et la résultante de l'expansion des services de santé) a également eu un coût élevé. L'environnement est gravement dégradé, et ce irrémédiablement dans de nombreuses parties du globe. Nous avons appris que la consommation de masse du tabac est directement responsable d'un grand nombre d'incapacités et de décès prématurés. L'abandon d'un régime basé sur les légumes et les céréales au profit d'aliments d'origine animale et de certains produits artificiels est reconnu contribuer aux maladies cardiovasculaires et à certains cancers du système digestif.

 

Ces changements se sont soldés par l'apparition dans le domaine de la santé d'un degré de complexité sans précédent. Cette situation est renforcée par le fait que les avantages des progrès réalisés se font sentir de manière très inégale d'un pays à un autre et dans les pays mêmes. L'explosion des sciences et technologies s'est accompagnée d'un élargissement de l'écart entre ce que les connaissances actuelles pourraient permettre de réaliser et ce qui est effectivement accompli. Dans la mesure où il est possible de prévenir certaines maladies, la persistance de celles-ci dans les populations désavantagées devient un problème moral; La question de l'équité est donc devenue l'une des grandes préoccupations de notre époque.

 

Dans le contexte de la complexité croissante du domaine de la santé, les gouvernements de la plupart des pays du monde ont mis en place divers types d'organisation sociale pour faire face aux problèmes éprouvés par la population. Si la contribution de l'Etat à la prestation des services de santé a récemment diminué dans certains pays, la tendance générale constatée depuis la deuxième guerre mondiale est à l'intensification de cette participation. Les nations modernes considèrent, dans l'ensemble, que la santé est un élément essentiel du développement qu'il importe d'intégrer dans les plans nationaux.

 

L'existence de conditions sanitaires plus complexes conjuguée à une plus grande détermination à assurer la prestation de services en ce domaine donne un caractère stratégique à la définition des priorités. La situation est compliquée, dans de nombreux pays, par la stagnation, voir même la contraction des ressources. Dans ces conditions, il est devenu impératif de mettre au point des méthodes de planification de la santé à long terme qui sont fermement basées sur des informations démographiques et épidémiologiques. Il va sans dire que de nombreuses variables économiques et politique, exogènes au processus de planification, influent sur l'allocation ultime des ressources. La planification de la santé nous permet, à tout le moins, d'établir de quelle manière ces autres variables font dévier l'allocation des ressources de l'optimum tel qu'il est défini sur le plan technique. Dans les meilleures conditions, la planification sanitaire peut être une force de mobilisation des ressources sociales en vue de la satisfaction des besoins de santé.

 

 

Le Maroc traverse actuellement une phase de transition épidémiologique. Cette phase se caractérise par la coexistence de deux types de pathologies ayant des charges de morbidité et de mortalité élevées: les maladies transmissibles liées à la phase de transition, et les maladies non transmissibles "modernes", souvent liées au mode de vie moderne, et connues aussi sous le nom de "maladies de civilisation". Le deuxième groupe de maladies pèse lourdement sur les pays similaires au Maroc, et son fardeau va croissant; cependant c'est le premier groupe qui reste encore, à l'heure actuelle, la principale cause de décès dans ces pays.

 

Or la lutte contre les maladies du premier groupe (maladies transmissibles) n'est pas très coûteuse, et permet, dans la phase présente, de sauver beaucoup d'AVCI, alors que la lutte contre certaines maladies du deuxième groupe revient très cher et d'épargne pas forcément une grande quantité d'AVCI (exemple du traitement des cancers en phase terminale).

 

Jusqu’à 1994, le Maroc ne disposait d'aucune information sur la charge de morbidité globale par cause, comme il ne connaissait pas le coût des différentes interventions réalisées, en particulier dans le secteur public.

 

TRANSITION EPIDEMIOLOGIQUE

 

Le concept de "transition" a d'abord été utilisé par les démographes pour décrire les situations démographiques différentes entre des pays ayant aussi des différences importantes en terme de situation socio-économique: déclin des taux de mortalité et des taux de fertilité expliquant le transformation de la structure par âge de la population (passant d'une vraie PYRAMIDE à une "colonne". C’est OMRAN qui, en 1971 utilisera le concept de "transition épidémiologique":

 

"Série de changements complexes et multifactoriels dans la distribution des maladies et de la santé, qui interviennent dans la population humaine durant des périodes de temps longue, ces changements étant en relation étroites avec les importantes transformations économiques, sociales et démographiques de la société".

 

A l'origine, cette transition était décrite en trois phases (ou ère):

 

         * ère de la pestilence et de la famine:

         * ère de la diminution des épidémies:

         * ère des maladies dégénératives et des "man-made diseases":

 

et de trois modèle différents, tous linéaires (c'est à dire passant successivement par chacune des trois étapes ou ères) mais se différenciant par le temps séparant les différentes étapes.

(modèle classique, modèle accéléré et modèle contemporain retardé)

 

si c'est effectivement selon ce "modèle linéaire" que l'Europe a vu se dérouler sa transition épidémiologique, il est clair que cette approche "linéaire"" ne peut satisfaire la description du problème de transition épidémiologique de bon nombre de pays à économie intermédiaire dont font partie les pays du Croissant Moyen Oriental.

 

Dans ces pays, on constate la présence simultanée de plusieurs périodes du modèle linéaire, et donc de plusieurs types de pathologies, souvent distribuées en fonction de critères socio économique et de critères d'urbanisation: c'est ce que certains auteurs ont appelé la transition épidémiologique prolongée.

 

A ce phénomène il faut ajouter l'apparition de nouveaux problèmes de santé infectieux (le SIDA par exemple) et de pathologies dont l'importance avait diminué ces dernières années (comme la tuberculose par exemple).

 

DETERMINANTS DE LA SANTE ET TRANSITION EPIDEMIOLOGIQUE

 

Les différents facteurs que nous avons préalablement identifiés sur le modèle socio-économique participent largement à l'établissement de cette transition:

 

Les facteurs socio-économiques et l'amélioration des conditions de vie ont joué un rôle prépondérant dans la diminution de la mortalité par maladie infectieuse; l'exemple de la tuberculose est frappant. L'apport des techniques de traitement modernes (chimiothérapie) n'étant que secondaire à cette évolution favorable.

 

Pour diverses raisons dont celle citée ci-dessus, la longévité a significativement augmenté durant ce 20 siècle, dans l'ensemble des pays de la planète.

 

Un lien net entre les ressources économiques et cet allongement de l'espérance de vie a été mis en évidence pour un ensemble de pays. 

 

Le risque de développement de maladies chroniques dégénératives dans une population est bien sûr conditionné par:

 

          * d'une part la structure par âge de sa population, de nombreux problèmes de santé sont liés de façon exponentielle avec l'âge.

 

L'augmentation de la durée de la vie ou delà de 60 ans dans de nombreux pays permet évidemment l'émergence de problèmes de santé nouveaux dont il faut tenir compte dès maintenant dans l'estimation des besoins.

 

         * d'autre part par l'exposition à des facteurs de risques de ces maladies dégénératives. Or très souvent, la prévalence de certains de ces comportements à risque augmente avec le développement économique et les facilités économiques de chaque individu. Il sera dès lors opportun d'intervenir le plus précocement possible afin d'éviter la dissémination de ces style de vie peu profitable à un état de santé optimal et surtout avant qu'il ne soient largement intégrés dans la société et considérés comme "normaux".

 

L'urbanisation importante que vivent bon nombre de pays influent sur le type de pathologie et sur les profils de mortalité que l'on peut y observer. Les accidents de la route, l'exposition aux toxiques et  polluants, le stress, l'alimentation déséquilibrée sont les revers de cette urbanisation; mais il ne faudrait évidement pas oublié qu'à côté de cette urbanisation "moderne", de nombreuses villes voient se développer des "bidonvilles" et autres banlieux, terrain idéal pour la résurgence de problème infectieux


Chapitre III : Méthodologie

 

 3.1 Données sur la morbidité  

Définitions[1]

 

Taux d'incidence : c'est le nombre de nouveaux événements survenus au cours d'une période déterminée rapporté à l'effectif de la population à risque pour cette événement au cours de la même période.

 

Taux de prévalence : c'est le nombre de personnes présentant la maladie ou le trouble étudié à un moment donné rapporté à l'effectif de la population à risque au même moment.

 

Taux de létalité : c'est le rapport du nombre de décès consécutifs à une maladie au cours d'une période donnée sur le nombre de cas de maladie considérée diagnostiqués pendant la même période.

 

Taux de rémission: il se définit comme la proportion de personnes malades qui sont en cours de guérison.

 

Durée moyenne de la maladie (DMM): elle se définit comme la période de temps allant du début de la symptomatologie à la guérison de la maladie.

 

Population à risque: elle se définit comme un groupe de personnes susceptibles (vulnérables) de contracter une maladie. En d'autres termes une population à risque pour une maladie est une population exposée à une plus grande probabilité de contracter les maladies en question.


 

    [1] Définitions tirées du document : Eléments d'épidémiologie par R.Beaglehole, R.Bonita, T.Kjellström - OMS, 1994.

3.2 Recueil des données sur la morbidité  

 

La morbidité se définit comme la somme des maladies qui ont frappé un individu ou un groupe d'individus dans un temps donné. L'information sur la morbidité aide souvent à élucider les raisons de tendances particulières observées dans la mortalité.

 

Le recueil des données sur la morbidité a posé quelques problèmes en raison de la multitude de sources existantes d'une part et de la faible représentativité de l'information existante d'autre part.

 

Pour les besoins de l'appréciation de l'incapacité, le recueil des données sur la morbidité doit être fait par maladie selon l'âge, le sexe et pour les variables telles qu'elles figurent sur le tableau ci- après :

  

 

MALADIE : ………………………………………………….

 

PRIVATE Groupes d'âges

Cas incidents

Prévalence %

Taux de rémission après 1 an

Taux de létalité après 1 an

Age au début de la maladie

Durée moyenne de la maladie

Population à risque (en milliers)

0 - 4 ans

 

 

 

 

 

 

 

5 - 14 ans

 

 

 

 

 

 

 

15 - 44 ans

 

 

 

 

 

 

 

45 - 59 ans

 

 

 

 

 

 

 

60 ans et +

 

 

 

 

 

 

 

Total

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’estimation du nombre d'années vécues avec une invalidité (YLD) est la composante la plus difficile de l'analyse de la charge de morbidité. Plusieurs méthodes ont été développées pour réconcilier entre des estimations souvent partielles et fragmentées, disponibles dans différentes études. Un outil spécifique, appelé DISMOD, a été  développé pour aider dans la consistance interne des estimations. 

 

Si YLD est la composante de l'invalidité DALYs. La formule de base pour calculer YLD est:

                                  YLD = I x DW x L 

 

Où I est le nombre de cas d'incidence pour une période de référence, DW est le poids de l'invalidité, variant dans l'intervalle [0 , 1] . L la durée moyenne d'invalidité (mesurée en années). 

 

La formule complète et générale, avec des poids de l'âge non continues et non uniformes est donnée comme suit.

 

 

Où :

·         a est l’âge de début de la maladie,

·         L est la durée de la maladie,

·         r est le taux de d’escompte (r=0,03),

·         est le paramètre de pondération de l’âge ( =0,04),

·         K est la facteur de modulation de la pondération de l’âge (K=1),

·         C est une constante d’ajustement nécessaire du fait de l’inégalité des poids des âges (C=0,1658),

·         D est le poids de la maladie.

 

3.3  Sources de données 

 

La description qui suit, résume de façon succincte les principales sources de données sur la morbidité.

 

3.3.1 Données collectées en monitoring

 

Il s'agit essentiellement de sous-systèmes d'information mis en place pour répondre à des besoins particuliers de programmes ou d'activités sanitaires.

 

a) Surveillance épidémiologique

 

La mise en œuvre de programmes de lutte et de prévention pour réduire, voir éliminer un certain nombre de maladies transmissibles a imposé la mise en place d'un système de "surveillance épidémiologique" dont la principale fonction est d'alerter les autorités sanitaires sur une éventuelle exacerbation de cas de maladies à caractère épidémique en vue de prendre les mesures correctives nécessaires.

 

Ce système est instauré au niveau de tous les établissements de santé du Ministère de la Santé (MS). Le secteur privé doit, de part la loi, faire une déclaration aux autorités sanitaires, chaque fois qu'un cas de maladie à déclaration obligatoire est dépisté, mais cette disposition n'est que partiellement appliquée.

 

L'exploitation des données disponibles à partir des déclarations faites à la Direction de l'Epidémiologie et de la Lutte contre les Maladies permettra d'avoir des informations partielles pour la tuberculose, la lèpre, le SIDA, la rougeole, la méningite, la typhoïde, l'hépatite virale, le choléra, la tuberculose pulmonaire et extra pulmonaire, le palu