Qu’est  ce  que  le   Paludisme ? 

Le paludisme est une maladie parasitaire transmise par la piqûre d’un moustique femelle de genre Anopheles. Quatre espèces du parasite sont responsables de cette maladie : Plasmodium falciparum, Plasmodium malariae, Plasmodium ovale et Palsmodium vivax.

Parmi ces quatre espèces, la plus répandue et la plus redoutable est le P. falciparum qui est responsable de la forme grave et parfois mortelle de la maladie.

 Le paludisme se manifeste par la succession d’accès fébriles caractérisés par la triade classique : frissons, fièvre, sueurs.

L’évolution de la maladie est généralement bénigne pour les espèces P. malariae,

 P. ovale et P. vivax. Par contre les complications sont dues à l’espèce P. falciparum qui en l’absence de traitement spécifique et rapide peut entraîner la mort  du malade par atteinte cérébrale.

 Le diagnostic de certitude du paludisme repose sur la mise en évidence du parasite à l’examen microscopique d’un frottis de sang coloré. Cet examen permet un diagnostic exact de l’espèce plasmodiale, ce qui a une importance considérable sur le plan clinique et thérapeutique.

 Le traitement du paludisme dépend de l’espèce plasmodiale en cause. Si les formes bénignes à P. malariae, P ovale et P. vivax restent sensibles à la chloroquine, la forme sévère à P. falciparum devient de plus en plus résistante à ce produit et nécessite des médicaments plus efficaces tel que la quinine ou les dérivés de l’arthémisine.

 La stratégie mondiale de lutte est basée sur le dépistage précoce et le traitement des malades ainsi que sur la lutte contre le moustique vecteur de la maladie, par des moyens physiques, biologiques et chimiques.

 La protection individuelle par les moustiquaires imprégnées afin d’éviter les piqûres des moustiques est la mesure la plus recommandée par l’OMS dans les zones endémiques.

 Les voyageurs se rendant en zone à risque du paludisme, doivent en plus des mesures de protection contre les piqûres des moustiques, prendre une chimioprophylaxie adaptée, selon les schémas préconisés par l’OMS, afin de se protéger contre cette maladie.

 

                     Le  paludisme  dans  le  monde

 

Le paludisme ou malaria est une maladie parasitaire potentiellement mortelle, transmise par le moustique anophèle femelle et dont l’agent causal est un parasite appelé plasmodium qui a été découvert en 1880.

 Selon l’OMS, le paludisme est la maladie infectieuse la plus répandue dans le monde. Il menace 40% de la population mondiale, habitants des pays les plus pauvres du monde pour la plupart.

 Le paludisme à Plasmodium falciparum est très répandu au niveau des zones tropicales particulièrement en Afrique subsaharienne.

 On recense chaque année environ 300 millions de cas de maladie aigue et au moins un million de décès. 90% des décès surviennent en Afrique sub-saharienne, principalement chez les jeunes enfants.

Ainsi, le paludisme tue dans le monde un enfant toutes les 30 secondes. De nombreux enfants qui survivent à un accès de paludisme grave peuvent présenter des troubles de l’apprentissage ou une atteinte cérébrale.

Les femmes enceintes et les nouveaux nés sont aussi particulièrement vulnérables face au paludisme cause majeure de mortalité périnatale, de faible poids à la naissance et d’anémie maternelle.

 Cette maladie sévit particulièrement en Afrique subsaharienne parce que de nombreux pays pauvres de ce continent sont privés d’infrastructures et de ressources nécessaires pour organiser la lutte contre le paludisme.

 En raison de cette situation alarmante, l’OMS a décidé de faire du paludisme une priorité et de lancer en partenariat avec ces pays, à partir de 1998, l’initiative « faire reculer le paludisme » dont l’objectif à moyen terme est de réduire la mortalité de 50% mondiale en l’an 2010. Cependant actuellement cet objectif ne paraît pas à la portée des pays endémiques et c’est pour cette raison que l’Organisation Mondiale de la Santé appelle à une mobilisation universelle contre ce fléau.

 La journée mondiale du paludisme qui sera commémorée pour la première fois le 25 avril 2008, remplacera la journée Africaine du Paludisme commémorée chaque année à la même date.

Ainsi cette journée sera l’occasion aux pays non impaludés de prendre conscience des conséquences désastreuses du paludisme, et aux donateurs de s’engager dans un partenariat mondial contre le paludisme. Elle permet aux pays des régions impaludées de partager leur expérience et de se soutenir les uns les autres.

 

 Le  paludisme  au  Maroc

 

Depuis le lancement au Maroc, en 1965, du programme de lutte contre le paludisme, le nombre de cas autochtones est passé de 30.893 en 1963 à un millier de cas vers la fin des années quatre vingt. Les efforts fournis ont également permis d’éradiquer en 1973 l’espèce Plasmodium falciparum qui est responsable du paludisme grave. Depuis cette date, seule l’espèce Plasmodium vivax est à l’origine du paludisme autochtone.

Ces premiers succès ont été obtenus grâce à une stratégie de lutte structurée et bien adaptée axée sur le dépistage, le traitement et la lutte contre le moustique vecteur de la maladie.

La réduction de l’ampleur de la maladie s’est poursuivie durant les années quatre vingt dix avec une baisse importante aussi bien du nombre de cas que des régions touchées par le paludisme.

En 1998, seuls 68 cas autochtones ont été notifiés dans seulement trois provinces. Cette évolution favorable de la situation épidémiologique, a permis à partir de 1999 de mettre en place une stratégie visant l’élimination du paludisme autochtone de notre pays. Cette stratégie, axée sur l’intensification des actions de lutte et la formation des professionnels de santé dans les provinces à risque, a permis de maîtriser davantage la maladie et de désactiver ses derniers foyers de transmission. Ainsi, le tout dernier foyer de transmission autochtone a été détecté et neutralisé en 2002 dans la province de Chefchaouen. Depuis cette date, 4 cas ont été dépistés en 2003 et un seul cas en 2004, tous résiduels. Et depuis l’année 2005, aucun cas autochtone n’a été dépisté au niveau national.

Cette situation confirme la tendance vers l’élimination de la maladie au niveau national. Toutefois, il ne permet, en aucun cas, d’arrêter ou de réduire les activités sur le terrain, mais plutôt de rester vigilant et de consolider les acquis par des activités de surveillance et de lutte adéquates.    

Cette vigilance se justifie pour deux principales raisons :

1- d’une part la notification de cas importés de l’étranger qui est en augmentation permanente (75 cas dépistés en 2007) du fait de l’accroissement des voyages internationaux et des flux migratoires à partir des pays endémiques ; ce qui constitue un risque pour la réintroduction du paludisme dans notre pays.

2- d’autre part, la persistance des facteurs de risque et de vulnérabilité, particulièrement en relation avec les conditions écologiques favorables à la pullulation du moustique vecteur.

Les résultats probants acquis au cours des dernières années permettent au  Maroc d’entamer, sur incitation de l’OMS, un processus de certification d’élimination du paludisme autochtone. Cette certification exige notamment  la mise à niveau de notre système de surveillance.

La célébration de « la journée mondiale du paludisme » le 25 avril 2008 est une occasion pour faire le point sur les progrès réalisés dans le domaine de la lutte contre le paludisme au Maroc et sur les efforts entrepris actuellement par notre pays en vue de consolider et maintenir l’élimination de cette maladie.

 Dans ce cadre, le slogan choisi cette année pour la célébration de la Journée Mondiale du Paludisme  dans notre pays est:

« Renforçons les activités de surveillance pour maintenir l’élimination du paludisme autochtone dans notre pays ».

 A cette occasion, le Ministère de la Santé rend hommage à tous les professionnels de santé qui ont mené la lutte contre le paludisme avec acharnement et sans relâche durant plusieurs décennies et remercie tous les intervenants extra santé qui ont contribué à la réalisation de ce résultat.

 

Ressources:

Messages clés

Dossier de presse

Fichier d'information: Le paludisme : un problème mondial de santé publique

Poster de la Journée Mondiale Contre le Paludisme

Brochure

Journée mondiale contre le paludisme : une journée de mobilisation

 

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